Présidentielle 2012 : synthèse des réponses des candidat-e-s

Dans le cadre de la campagne présidentielle, SOS homophobie a sollicité les candidat-e-s à la présidence de la République. Notre association leur a soumis 12 questions portant sur l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. De l'extrême-gauche à l'extrême-droite, toutes et tous ont répondu à notre sollicitation.

Les réponses à ces douze questions constituent un baromètre précis pour analyser le positionnement des candidat-e-s sur des sujets qui concernent la vie de 3 millions de personnes lesbiennes, gays, bi et trans en France.

Le tableau ci-dessous synthétise leurs réponses, l'ordre de présentation des candidat-e-s correspondant à celui du tirage au sort du Conseil Constitutionnel le 16 mars 2012

En plus du tableau de synthèse ci-dessous, vous pouvez télécharger notre analyse des réponses des 10 candidat-e-s à ces 12 questions.

Les réponses détaillées des candidat-e-s sont également disponibles en cliquant sur leur nom ou leur photo.

Les boutons verts représentent les réponses positives. Les boutons rouges représentent les réponses négatives ou jugées insuffisantes par l'association. La mention "NSP" est utilisée quand les candidat-e-s n'ont pas répondu à la question posée.

  Eva
Joly
Marine
Le Pen
Nicolas
Sarkozy
Jean-Luc
Mélenchon
Philippe
Poutou
Nathalie
Arthaud
Jacques
Cheminade
François
Bayrou
Nicolas
Dupont-Aignan
François
Hollande
Légaliserez-vous le droit au mariage dans sa forme actuelle pour les couples de même sexe ? OUI NON NON OUI OUI OUI NSP NON NON OUI
Instaurerez-vous l'égalité des droits dans l'accès à la parentalité pour toutes et tous ? OUI NON NON OUI OUI OUI NON OUI NON OUI
Ajouterez-vous l'identité de genre aux critères de discrimination reconnus par la loi ? OUI NON NON OUI OUI NSP NSP OUI NSP OUI
Porterez-vous le délai de prescriptions pour les injures dans le cadre privé à 12 mois ? * NSP NON NON OUI OUI NSP NSP NSP OUI NON
Inclurez-vous explicitement l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les motifs ouvrant droit au statut de réfugié-e ? OUI NON OUI OUI OUI NON NSP OUI OUI NSP
Donnerez-vous les moyens à un organisme public de lutter efficacement contre l'homophobie et la transphobie sur Internet ? OUI NON NON OUI NSP NSP NSP OUI OUI OUI
Ouvrirez-vous le don du sang aux homosexuels ? OUI NON NON OUI OUI NSP NSP OUI OUI OUI
Mettrez-vous en place un plan national de prévention spécifique sur la santé sexuelle des lesbiennes ? OUI NON NON OUI OUI NSP NSP NON OUI OUI
Inclurez-vous dans les programmes scolaires la sensibilisation à la diversité des relations amoureuses et à la question du genre, et ce dès l'école primaire ? OUI NON NON NSP NON OUI NSP NON NON OUI
Formerez-vous vous le personnel de l'Aide Sociale à l'Enfance pour qu’il détecte l'homophobie et la transphobie dont peuvent être victimes les adolescent-e-s dans leur famille ? OUI OUI OUI OUI OUI NSP NSP OUI OUI OUI
Demanderez-vous officiellement aux entreprises de mettre en place des formations de lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes LGBT au travail ? OUI NON NON OUI OUI OUI NSP OUI OUI OUI
Inscrirez-vous dans la formation initiale des agent-e-s de la fonction publique un module de sensibilisation à l'homophobie et à la transphobie ? OUI NON NON OUI OUI OUI NSP OUI OUI OUI
  Eva
Joly
Marine
Le Pen
Nicolas
Sarkozy
Jean-Luc
Mélenchon
Philippe
Poutou
Nathalie
Arthaud
Jacques
Cheminade
François
Bayrou
Nicolas
Dupont-Aignan
François
Hollande

* La loi relative à l’allongement des délais de prescription pour les injures publiques qui a été adoptée à la quasi unanimité des députés le 17 novembre 2011 suite à l’initiative des Verts (N° 3231) reprise par le PS en octobre 2011 (N°3794), devrait allonger aussi le délai de prescriptions pour les injures dans le cadre privé, dès que le Sénat aura à son tour voté la loi. Au moment de la rédaction du questionnaire, ce lien entre insultes privées et publiques n'était ni connu ni appliqué. La question dans sa forme actuelle n’aura donc plus beaucoup de sens d’ici quelques mois. Mais aucun-e candidat-e n'ayant expressément relevé son caractère caduque (seule Eva Joly le sous-entend par le rappel de la proposition de loi votée en novembre 2011), et les réponses des candidat-e-s apportant des éléments intéressants au débat, SOS homophobie a décidé de garder cette question et les réponses apportées.