8 mars : le combat continue pour toutes les femmes !

En ce 8 mars 2017, Journée internationale pour les droits des femmes, SOS homophobie est aux côtés de celles et ceux qui luttent pour construire une société où l’égalité femmes-hommes sera une réalité effective.

 

Cette journée est l’occasion de rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes doit concerner toutes les femmes, y compris les lesbiennes, bisexuelles et personnes trans’. Trop souvent, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie sont oubliées dans la manifestation des violences sexistes à l’égard des femmes.

 

Les agressions verbales à l’encontre des lesbiennes/bies témoignent de l'ancrage dans la société française de haine de l’amour entre femmes.. «T’es pourtant pas moche, pourquoi tu trouves pas de mec ! », «  Je vais te violer, tu reprendras tes esprit ! » "mais comment t'as su ?", "la première fois, ça t'a pas fait trop bizarre ?" ; "vous faites quoi finalement au lit ?". Ces mots, qui sont remontés à SOS homophobie par sa Ligne d’écoute, blessent, heurtent, et ils ont des conséquences graves, parfois irréparables, quand la lesbophobie pousse les jeunes lesbiennes/bies à commettre des tentatives de suicide. Rappelons en effet que les jeunes LGBTI (Lesbienne, Gay, Bi , Trans’, Intersexe) se suicident jusqu’à quatre fois plus que les jeunes hétérosexuel-l-e-s.

 

Une étude récente conduite aux Etats-Unis démontre que l’adoption de lois en faveur des personnes LGBTI telles que le mariage pour toutes et tous entraîne une chute du nombre de suicides chez les jeunes.

 

Dans ce contexte, SOS homophobie se tourne vers les candidat-e-s aux élections législatives et à la présidentielle et les invite à réfléchir sérieusement et à proposer une calendrier législatif ambitieux sur les questions LGBTI.

 

La procréation médicalement assistée pour toutes les femmes a été une promesse abondamment formulée mais jamais mise en oeuvre.  
La loi de 2016 sur la modernisation de la justice a permis de faciliter le changement d’état civil pour les personnes trans’, il est nécessaire de rester vigilant.e.s contre un risque de re-médicalisation de la procédure.

 

SOS homophobie en appelle à toutes celles et ceux qui souhaitent ensemble construire des lois communes pour améliorer concrètement la situation des femmes lesbiennes, bies, trans', la situation de toutes les femmes.