Agression homophobe à Cherbourg : SOS homophobie se constitue partie civile

Le 10 mars 2014, Sébastien M. était violemment agressé et insulté dans le hall d’entrée de son immeuble par son voisin. L’agresseur présumé comparaît demain 17 juin devant le tribunal correctionnel de Cherbourg. SOS homophobie s’est constituée partie civile dans ce procès. L’association sera représentée par Maître Delphine MANUEL LAURIANO, avocate au barreau de Caen.

L’agression a eu lieu dans les parties communes d’un immeuble du centre de Cherbourg où résidaient les deux voisins. L’agresseur présumé proférait des injures homophobes et harcelait quotidiennement Sébastien M. depuis deux ans. Le matin du 10 mars, ce dernier a été violemment frappé par son voisin ; il recevra 10 jours d’ITT. Le mis en cause a été placé en garde à vue et est poursuivi pour injures à caractère homophobe et violences volontaires aggravées.

SOS homophobie a souhaité accompagner Sébastien qui a décidé de rendre publique son agression et de la porter devant la justice : cette agression, faisant suite à une longue période de harcèlement et d’injures homophobes, n’est malheureusement pas isolée ; en 2013, SOS homophobie a recensé 130 cas d’homophobie de voisinage. De tels actes rendent extrêmement difficile la vie quotidienne des personnes LGBT qui en sont victimes.

SOS homophobie réaffirme son soutien actif à toutes les victimes de lesbophobie, de gayphobie, de biphobie et de transphobie. En plus de sa ligne d’écoute anonyme ouverte tous les jours et du soutien juridique personnalisé qu’elle propose, notre association agit aussi en amont pour prévenir les paroles et les actes homophobes, biphobes et transphobes. Nos bénévoles sont notamment mobilisé-e-s auprès des jeunes, pour construire avec elles et eux une société dans laquelle chacune et chacun trouverait sa place. Ainsi, en 2013, ce sont plus de 15 000 collégien-ne-s et lycéen-ne-s qui ont été sensibilisé-e-s à la lutte contre les violences et discriminations par des intervenant-e-s de SOS homophobie.

Lutter contre les LGBTphobies, c’est défendre les droits de toutes et de tous.

Contact presse :
Yohann Roszéwitch, président
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