Après la pluie de violences, le beau temps des mariages

Après plusieurs semaines de violences et un week-end ayant laissé cours à de nombreuses et déplorables agressions physiques, notamment à l’encontre de membres de SOS homophobie les premiers mariages entre personnes de même sexe sont enfin célébrés ce mercredi 29 mai.

 

Après des mois de débats qui ont fait apparaître une homophobie des plus déplaisante et parfois des plus violentes, c’est encore un week-end d’agressions physiques qu’il nous a été donné à voir. Des agressions commises non seulement contre une mesure d’égalité visant à favoriser la reconnaissance des couples de personnes de même sexe et de leurs familles et à encourager un mieux vivre ensemble, mais également contre une loi votée et promulguée dans les règles de l’art démocratique.

 

Les violences qui ont déferlé sont inacceptables et profondément choquantes. Contre les forces de l’ordre, contre des particuliers. 

SOS homophobie est particulièrement affectée par l’agression de quatre de ses bénévoles Alexandra, Dimitri, Julien et Justine. En ballade dans le quartier latin samedi soir lorsqu’ils et elles sont pris-e-s à parti, menacé-e-s puis physiquement agressé-e-s par un groupe de près d’une dizaine d’individus qui n’ont semble-t-il pas supporté que soient retirées des affiches appelant à manifester le lendemain contre l’égalité des droits. Notre association est profondément choquée et témoigne à ses membres tout son soutien.

 

SOS homophobie en appelle à la responsabilité de toutes les structures et personnes ayant participé à l’opposition à la loi Taubira ces derniers mois. Il est trop facile de se dédouaner en rejetant la faute de ces violences sur les autres qui seraient plus extrêmes, plus ceci ou plus cela. Chaque branche de l’opposition à cette loi a fait le lit de l’homophobie et de ces violences.  La violence, y compris à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans, n’a pas le droit de cité dans la République démocratique qu’est la France.

 

Tant les mariages que les adoptions qui découleront de cette loi n’ont d’autre vocation que reconnaître et accorder les mêmes droits à des couples et à des familles qui ont la même valeur que les autres. La démocratie et la raison imposent aujourd’hui que les mariages à célébrer le soient dans la joie, l’amour et la bonne humeur, sans aucune perturbation.