– “Bon bah moi ça ne m'a pas changer d'esprit du fait que je n'aime pas les gays mais bon, ça m'a appris à arrêter de les juger”.

Ce message, c’est l’un des nombreux témoignages que les bénévoles de SOS homophobie reçoivent lors de leurs interventions en milieu scolaire, une action de prévention qui permet de faire peu à peu évoluer la société, grâce à la jeune génération. Agréée par le ministère de l’Éducation nationale, l’association a rencontré près de 36 000 élèves l’année dernière (+32% par rapport à 2017-2018) et a besoin de nouvelles recrues pour répondre à la demande qui explose en provenance des établissements scolaires.

Pourquoi faire de la prévention à l’école ?

Les bénévoles de SOS homophobie ont commencé à intervenir en milieu scolaire en 2004 avec un constat simple : c’est à l'adolescence que l’identité se forge et avec elle de nombreux mécanismes de rejet, de harcèlement et de discrimination envers les minorités. Conséquence, les adolescent·e·s LGBTI ont davantage de risques que les autres jeunes de décrocher, de s’isoler, de tenter de se suicider (liste non exhaustive). À l’école, lieu d’émancipation et d’apprentissage du vivre ensemble, la prévention contre les LGBTIphobies permet à la fois d’adresser un message d’espoir aux jeunes LGBTI et d'ouvrir un débat avec les autres, souvent inconscient·e·s de la portée et des conséquences de leurs actes ou paroles.

L’écrasante majorité de l’humanité n’est pas homophobe
... à condition d’en parler.

Nos bénévoles constatent dans les classes qu’une fois les clichés écartés, et un débat honnête et respectueux instauré, une majorité des élèves se montre plutôt sympathique ou en tous cas neutre à l’égard des personnes LGBTI. Mais il n’est pas aisé de se détacher de notre apprentissage commun des stéréotypes de genre : les personnes qui n’y sont pas conformes sont trop souvent rejetées. Nos interventions s’y essayent en permettant aux élèves d’aborder tous les sujets sans tabou et de s’exprimer librement pour leur donner une chance de comprendre, par eux·elles-mêmes, les conséquences du sexisme et des stéréotypes.

Au-delà des élèves, SOS homophobie intervient également auprès du personnel éducatif, directement dans les établissements ou au sein de centres de formation, pour leur permettre de pouvoir mieux répondre aux besoins des jeunes.

Les interventions en milieu scolaire de SOS homophobie sont complémentaires de l’enseignement public pour la lutte contre les discriminations et l’apprentissage du respect d’autrui et sont agréées par le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse. Ces actions de terrain permettent de concrétiser l’engagement des pouvoirs publics dans la lutte contre les LGBTIphobies, renouvelé en 2019 par une campagne de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les collèges et lycées.

Si ça marche si bien,
pourquoi y’a-t-il encore des homophobes ?

Nous pensons que la jeune génération est en mesure de faire évoluer la société, et qu’en dialoguant avec elle, nous ferons ensemble une société plus juste, égalitaire et respectueuse. Mais pour y parvenir, c’est la société toute entière qu’il faut sensibiliser. Tou·te·s les élèves devraient pouvoir, au moins une fois dans leur scolarité, bénéficier d’une intervention de ce type. Tout le personnel éducatif, premier allié des élèves, devrait pouvoir être sensibilisé. Aujourd’hui ce travail est mené uniquement par des associations comme SOS homophobie qui agit déjà sur une grande partie du territoire français.

Mais faute de bénévoles supplémentaires, nous ne pourrons pas faire mieux.
C’est pourquoi notre association recrute partout des bénévoles qui seront formé·e·s pour intervenir auprès des jeunes ou des adultes. Nous avons besoin de chacun·e pour relever ce défi !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.sos-homophobie.org/IMS
Pour nous rejoindre :