“C’est quoi, un bon parent ?” : notre nouvelle campagne pour soutenir l’extension de la PMA #BonsParents

Alors que l’ouverture de la PMA devrait être prochainement débattue au Parlement, SOS homophobie lance une campagne de mobilisation pour soutenir les familles homoparentales et l’extension de la PMA.

À l’aune des débats parlementaires concernant l’extension de la PMA, SOS homophobie s’inquiète de revoir surgir des propos et slogans particulièrement violents à l’égard des familles homoparentales. En effet, en 2013, l’hystérisation du débat public sur le mariage pour tous avait entraîné une multiplication par trois des témoignages d’agressions homophobes tant verbales que physiques1.

Alors que tous les sondages indépendants les plus récents indiquent que plus de 60%des Françaises et des Français sont favorables à l’ouverture de la PMA, et que toutes les institutions compétentes ont déjà statué3, la répétition de cette explosion de l’homophobie n’est pas inexorable.

C’est pourquoi, pour la Journée internationale du Coming out, SOS homophobie a lancé un appel à mobilisation de la majorité silencieuse, pour soutenir publiquement les familles homoparentales et l’ouverture de la PMA.

La campagne, créée en collaboration avec TBWA\Corporate, a été initiée par la diffusion d’un film sur les réseaux sociaux grâce à un collectif d’associations, de personnalités et d’influenceurs aux profils variés. Ils et elles ont décidé de s’engager en étant les premiers à relayer la campagne sur leurs réseaux personnels : Vincent Dedienne, Marc-Olivier Fogiel, Valérie Bègue, Gérald Ariano, Jean-Luc Roméro, Maître Eolas, Fanny Salvat, Alex Dobro, Sam Zirah, l’ADFH, le Refuge, l’AFALGBT+, AIDES et bien d’autres.

Réalisé par Ayse Altinok, le film “C’est quoi, un bon parent ?” vise à rappeler un message simple : être un bon parent, ce n’est pas une question de genre ou d’orientation sexuelle, c’est avant tout la volonté de donner le meilleur à son enfant.

SOS homophobie fera vivre cette campagne, déclinée pour différents publics, tout au long des débats, jusqu’à l’obtention de l’ouverture de la PMA, dans les mêmes conditions que celles qui s’appliquent actuellement pour les couples hétérosexuels.

“Nous serons mobilisés aussi longtemps que l’accès à la PMA sera réservé aux seuls couples hétérosexuels et nous oeuvrons pour créer les conditions d’un débat apaisé. Cependant, nous tenons à alerter sur les conséquences d’un débat qui s’éterniserait trop longtemps et ne ferait que mener à la surenchère” déclare Joël Deumier, président de SOS homophobie.

Voir le dossier de presse


1 SOS homophobie, Rapport annuel 2013 sur l’homophobie.
2 BVA pour l’Obs, Ifop pour La Croix, Ipsos-Sopra Steria
3 Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes en 2015, le Défenseur des Droits en 2015 et le CCNE en 2017 et 2018 ont rendu des avis positifs. Le Conseil Constitutionnel a récemment indiqué qu’il n’y avait aucune contre-indication. D'origine américaine, cette journée s'appelle en anglais le Coming Out Day et on situe son origine à la seconde Marche pour les droits des gays et lesbiennes qui s'est déroulée le 11 octobre 1987 à Washington. Le 11 octobre 1988, à l'occasion de la première Journée du coming out, des milliers de gays et de lesbiennes avaient publié leurs noms dans les journaux... La langue française a consacré ce terme comme étant l'affirmation publique de son appartenance à la communauté homosexuelle.