Christine Boutin sur la même ligne que le Front National

Le projet de loi sur les droits des beaux-parents doit permettre à celui qui élève un enfant d’avoir des droits dans le cadre de l’autorité parentale partagée.

La ministre du Logement, Christine Boutin, a critiqué ce projet de loi qui fait référence aux "foyers composés de deux adultes du même sexe" : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée", a affirmé Christine Boutin. (...) Le fait de reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels", a-t-elle dit, défendant le fait que "l'enfant pour se structurer a besoin d'un papa et d'une maman" occultant, sans aucun doute de façon délibérée, toutes les études menées dans les pays nordiques et en Amérique du Nord qui prouvent que les enfants de familles homoparentales grandissent et se développent tout à fait normalement.

Christine Boutin s'aligne ainsi sur la position du Front National, qui par la voix de Marine Le Pen affirme "qu'à l'évidence la loi ne doit en aucun cas consacrer le fait qu'un enfant peut avoir un père et une mère du même sexe".

SOS homophobie constate une fois de plus que Christine Boutin, qui a plusieurs fois démontré qu'elle fait passer l'intolérance d'une certaine interprétation de la Bible avant la laïcité inscrite dans la Constitution, défend, comme le Front National, une vision de la famille aux antipodes de l'évolution sociale et culturelle moderne.

SOS homophobie pense aux dizaines de milliers d'enfants élevés par des familles homoparentales, aux deux millions d'enfants vivant en familles recomposées, et aux 3 millions en familles monoparentales et revendique la reconnaissance de ces familles, de leurs droits et la sécurisation juridique du statut de ces parents et de leurs enfants.