Construire l’Europe, construire les droits des personnes LGBT

Dimanche 25 mai 2014, nous voterons pour élire 74 des 751 député-e-s européen-ne-s. Ce jour-là, chaque électeur-trice français-e peut influer sur la politique européenne en matière de droits des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (LGBT).

SOS homophobie rappelle les enjeux de cette élection, qu’il s’agisse des actions menées contre les discriminations, de la libre circulation des personnes LGBT et de leur famille, des droits des personnes trans, ou des droits des LGBT dans le monde.


L’Union européenne (UE) n’a malheureusement toujours pas adopté de politique anti-discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. En février 2014, le rapport Lunacek a été voté à une large majorité par le Parlement européen. Ce rapport recommande à la Commission européenne d’adopter une feuille de route contre les violences et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Le futur Parlement jouera un rôle majeur dans la mise en œuvre de ce rapport.

Les législations concernant l’état civil (mariage, partenariat civil, changement d’identité de genre) varient d’un pays à l’autre. Ces différences entraînent de nombreux problèmes pour les personnes LGBT et leur famille. La Commission européenne n’a toujours pas concrétisé sa promesse de faciliter la reconnaissance mutuelle des documents d’état civil au sein de l’UE.

Les traités européens reconnaissent la notion d’orientation sexuelle depuis 1997, mais excluent toujours celle d’identité de genre. La Cour européenne de Justice a entériné l’interdiction de toute discrimination à l’encontre des personnes trans qui ont suivi ou vont suivre une opération chirurgicale de réassignation sexuelle. Cette décision écarte cependant une partie des personnes trans.

Enfin, il est nécessaire que la politique extérieure de l’UE prenne désormais en compte la question des droits des personnes LGBT aussi bien dans ses relations bilatérales, dans ses politiques d’élargissement et de voisinage que dans les organismes internationaux.

SOS homophobie vous invite à consulter sa page dédiée (www.sos-homophobie.org/elections-europeennes-2014). A travers les exemples de Jérôme et Pablo, de Jeanne et Marie, mamans du petit Julien, ou de Svetlana, l’association met à la disposition de tou-te-s les informations nécessaires pour comprendre les enjeux que représentent ces élections pour les droits des personnes LGBT.

Association non partisane, SOS homophobie ne donne aucune consigne de vote, mais appelle les citoyen-ne-s à voter massivement pour la défense des droits des personnes LGBT.


Contact presse :
Yohann Roszéwitch, président
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