Contre la transphobie d’Etat, SOS homophobie soutient l’Existrans

SOS homophobie participe, comme chaque année, à l’Existrans. La marche des trans et de celles et ceux qui les soutiennent partira ce samedi 20 octobre 2012 à 14h, Place de la Bastille. Cette seizième édition prend place dans un contexte particulier, celui d’une ère politique nouvelle qui vient de reconnaître pour la première fois la transphobie comme discrimination à part entière et qui a récemment permise à une personne trans de pouvoir modifier son état civil sans dissoudre son mariage.

Néanmoins, il est nécessaire de rappel er, qu'en 2012, la procédure de changement d’état civil exige fréquemment que les personnes trans se soumettent à des expertises humiliantes pour pouvoir obtenir une carte d’identité indiquant leur genre vécu. Encore aujourd'hui, le parcours de réassignation sexuelle dans les hôpitaux publics comprend un test de vie réelle durant lequel la personne doit adopter un comportement et une apparence s’appuyant sur des stéréotypes sexistes et homophobes. Et malheureusement, il est toujours d'actualité de placer les personnes trans détenu-e-s dans des cellules correspondant à leur sexe biologique et non à leur genre vécu.

SOS homophobie soutient donc pleinement plusieurs revendications du Collectif Existrans, dont:

  • le changement d’état civil sans conditions, sans obligation de stérilisation et de suivi psychiatrique
  • le libre choix des médecins avec le maintien des remboursements des parcours de transition en France et à l’étranger
  • la reconnaissance de la transphobie comme discrimination liée à l’identité de genre et non à l’identité sexuelle
  • la formation et la sensibilisation des personnel-le-s en contact avec les personnes trans (santé, éducation, social, administratif, justice)
  • le respect de l’identité de genre et l’amélioration des conditions des personnes trans en prison.

 

SOS homophobie reçoit chaque année de nombreux témoignages de personnes victimes de transphobie dans les lieux publics. Injures, parfois coups et blessures sont trop souvent commis en toute impunité. L’association appelle toutes et tous à défiler pour rappeler que la transphobie d’Etat vient renforcer la transphobie quotidienne et qu'une lutte efficace contre ce fléau doit passer par des mesures législatives concrètes.