En fait, on pourrait éradiquer les causes de l’homophobie et de la transphobie

Après 14 années d’interventions dans les établissements scolaires, l’association SOS homophobie qui a sensibilisé plus de 26.000 élèves l’année dernière, en appelle en cette rentrée à la mobilisation des citoyen·ne·s pour parvenir à éradiquer les causes de l’homophobie et la transphobie par la prévention. Les pouvoirs publics sont au rendez-vous, la plupart des établissements scolaires aussi. Mais l’association manque de bénévoles partout en France pour co-intervenir et parvenir ainsi à faire mieux.

 

Intervenir en milieu scolaire, une méthode efficace

Les interventions se déroulent pendant deux heures sur le temps scolaire, en présence d’un·e professeur·e. En binôme, les bénévoles de SOS homophobie lancent un débat libre autour des représentations, des clichés, des discriminations, et laissent les élèves s’exprimer, débattre et prendre conscience progressivement des causes des LGBTphobies.

Le principe de libre expression et de non-jugement permet à chaque élève de dire ce qu’il ou elle pense, aux autres de se positionner : la classe évolue collectivement sur un sujet qui est rarement abordé spontanément et sereinement à l’école.

Ces interventions permettent aux élèves LGBT+ de sortir de l’isolement, et aux autres de comprendre les conséquences de l’homophobie, de la biphobie et de la transphobie.

Les réponses aux questionnaires distribués en fin d’intervention montrent que la grande majorité des élèves la juge utile pour faire reculer les discriminations, et insistent sur la liberté de parole permise sur ces sujets “tabou”.

Un engagement institutionnel durable

Les majorités successives n’ont jamais reculé sur la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire : l’association dispose de plusieurs agréments académiques et d’un agrément du Ministère de l’Éducation nationale régulièrement renouvelés. L’engagement de certaines collectivités locales et rectorats a aussi contribué à installer progressivement notre association au coeur du dispositif éducatif sur la majeure partie du territoire.

Faire mieux n’est pas possible sans mobilisation

Pendant l’année scolaire 2017-2018, l’association a sensibilisé 26.855 élèves dans 220 établissements, soit une progression de +30% par rapport à l’année précédente ! Une équipe d’environ 200 intervenant·e·s réparti·e·s sur le territoire français dans 13 délégations assure bénévolement cette mission, en lien avec les personnels des collèges et lycées.

À ce rythme, cela signifie qu’environ 3% des collégien·ne·s et lycéen·ne·s français·e auront bénéficié d’une intervention de ce type au cours de leur parcours scolaire.

Si on peut se réjouir de ces chiffres, pour faire mieux, l’association a besoin d’une mobilisation massive de bénévoles disponibles une à deux demi-journées par mois sur le temps scolaire.

Aucun·e élève n’a jamais mangé d’intervenant·e

Si vous voulez intervenir mais que vous avez peur de ne pas savoir comment faire, de ne pas être au niveau, de la réaction des élèves... pas de panique, notre association n’envoie jamais personne dans les établissements sans une sérieuse formation, une série d’observations, et toujours avec un·e bénévole expérimenté·e. Si vous voulez en savoir plus, il suffit de nous écrire en précisant votre ville de résidence à l’adresse ims@sos-homophobie.org.