Gay Games 2018: plus haut, plus vite, plus fort que les LGBTphobies !

Du 4 au 12 août 2018, Paris va accueillir la 10ème édition des Gay Games et célébrer ainsi les diversités. SOS homophobie salue cette manifestation internationale aux couleurs de l’arc-en-ciel, remercie chaque bénévole pour son organisation et souhaite aux 15 000 participant·e·s une belle compétition. Ces jeux offrent à chacun·e un espace bienveillant, à l’abri de la violence quotidienne à laquelle certain·e·s sont exposé·e·s chaque jour dans leur pays en raison de leur différence, notamment liée à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre.

 

Les LGBTphobies dans le sport et dans l’accès à la pratique sportive sont toujours une réalité. 19% des personnes LGBT+ ont déjà été discriminées dans un club de sport, selon un sondage IFOP pour l’Observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès (2018). Les témoignages reçus par SOS homophobie illustrent ce constat. François, 35 ans, ancien basketteur professionnel, jouait un match à Lyon. Alors que les joueurs et les arbitres étaient remontés en haut de terrain, il s’est retrouvé avec un membre de l’équipe adverse qui lui a dit: « Je sais que t’es un sale PD », « Tu dois bien te faire enculer ». Les personnes trans et intersexes ne sont pas épargnées par le rejet et la discrimination. Lors des mondiaux d’athlétisme à Londres en 2017, l’athlète sud-africaine intersexuée Caster Semenya, qui venait de remporter son troisième titre mondial sur 800 m, a fait l’objet d’attaques sur son physique et son niveau de performance.

 

Si les Gay Games, imaginés par Tom Waddel en 1982, sont l’occasion d’observer le chemin parcouru en faveur de l’égalité des droits, force est de constater que la France n’est toujours pas la médaille d’or de l’inclusion. Nous n’oublions pas, par ailleurs,  que près de 70 pays condamnent encore l’orientation sexuelle et l’identité de genre et que parmi eux, des Etats punissent de la peine de mort les personnes LGBT+.

 

SOS homophobie salue tous les efforts et toutes les initiatives en faveur d’un milieu sportif plus inclusif et notamment la campagne « ExAequo » contre les discriminations dans le sport lancée par la Ministre des sports Laura Flessel ainsi que le soutien de la Secrétaire d’Etat Marlène Schiappa et de la DILCRAH.

 

Les bénévoles de SOS homophobie seront présent·e·s du 4 au 12 août sur des stands, lors de conférences et débats, ainsi que sur les terrains de jeu. Avec d’autres associations, ils et elles porteront le plaidoyer d’une société ouverte, diverse, inclusive et égalitaire. Au-delà de la compétition, ce sont les valeurs de fraternité et de solidarité qui, assurément, sortiront victorieuses des Gay Games 2018.