Guets apens homophobes via internet à Nîmes : SOS homophobie sera vigilante pour que toutes les victimes et tous les auteurs soient retrouvés

Les 7 et 8 septembre dernier, et dans les jours suivant, une série de traquenards violents sur internet se sont déroulés à Nîmes selon un mode opératoire comparable. Quatre ou cinq mineurs, âgés de 14 à 17 ans, se faisant passer pour des majeurs sur des sites de rencontre, attiraient des hommes gays et leur fixaient rendez-vous chez eux ou dans leur voiture.

Une fois sur place, le jeune jouant le rôle « d’appât » laissait place à une bande de plusieurs jeunes violents et homophobes. Les insultes (« pédé », « tapette »), menaces (avec des couteaux, des morceaux de verre…) et les coups pleuvent. Les victimes se font voler leur portable, leur portefeuille, leurs bijoux et divers effets personnels (ordinateurs portables, tablettes…).

La police nîmoise a identifié à ce jour au moins cinq victimes. Trois jeunes agresseurs ont été identifiés à ce jour et placés en détention provisoire. Les agresseurs ont expliqué leur geste par le fait que les « homosexuels sont faibles et souvent riches », et qu’ils pensaient que le fait qu’ils soient mineurs – bien que se faisant passer pour majeurs sur internet- empêcherait les victimes de porter plainte, de peur de se voir accusés d’actes pédophiles.

Au moins quatre autres personnes ont déposé des mains courantes décrivant des agressions selon le même mode opératoire dans la région nîmoise au cours de la même période.

De son côté, SOS homophobie a été saisie par une victime afin d’être accompagnée juridiquement. Son traumatisme, suite à cette agression au cours de laquelle il a pensé un moment mourir sous les coups de ses agresseurs, demeure profond plusieurs semaines après les faits.

SOS homophobie observe qu’au moins un ou deux agresseurs n’ont pas encore été identifiés et que d’autres victimes restent à retrouver. L’association sera particulièrement vigilante à ce toute la lumière soit faite dans cette affaire. Elle n’hésitera pas, au besoin, à se constituer partie civile aux côtés des victimes.

Elle rappelle, que dans une affaire similaire de pièges tendus sur internet, jugée à Tarbes il y a quelques mois, pas moins de 19 victimes avaient été identifiées, preuve de la persistance profonde de stéréotypes homophobes en France en 2018.