L’homophobie sur le pas de la porte

Le 10 mars 2014, un jeune homme était violemment insulté et agressé à Cherbourg dans le hall de son immeuble. Son agresseur a été condamné à 2 mois d’emprisonnement avec sursis pour violences volontaires. La circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle de la victime a bien été retenue par le tribunal. L’agresseur a été condamné à verser un euro de dommages-intérêts à SOS homophobie qui s’était constituée partie civile. L’association était représentée par Maître Delphine Manuel Lauriano, avocate au barreau de Caen.

Depuis deux ans, Sébastien était insulté et harcelé régulièrement par son voisin. Le 10 mars dernier, ce dernier l’agresse dans les parties communes de son immeuble ; Sébastien reçoit alors 10 jours d’ITT. SOS homophobie salue la reconnaissance du caractère homophobe de l’agression et espère que cette décision mettra fin à plusieurs années de violences et de harcèlement.

Au cours de l’année 2013, SOS homophobie a malheureusement eu connaissance de 130 cas d’actes de voisinages gayphobes, lesbophobes, biphobes ou transphobes. Ces cas d’insultes, de harcèlement, de menaces, de vols ou encore d’agressions physiques rendent extrêmement difficile la vie quotidienne des gays, lesbiennes, bi-e-s ou trans qui en sont victimes. Seule la vigilance de chacun-e permettra de les combattre.

En se constituant partie civile dans cette affaire, SOS homophobie souhaite rappeler son engagement contre les LGBTphobies du quotidien, celles qui, souvent insidieuses, entraînent le mal-être et le rejet de celles et ceux qui en sont les victimes. Elles sont la source de violences inacceptables qui remettent en cause les libertés de chacun-e à vivre et à se déplacer où elles et ils le souhaitent.

L’association continue d’apporter son soutien à celles et ceux qui la sollicitent. Notre ligne d’écoute anonyme (01 48 06 42 41) est ouverte tous les jours pour entendre et recenser les témoignages des victimes d’actes LGBTphobes et de leurs proches. Notre équipe de soutien juridique est également mobilisée pour tenter d’apporter les réponses les plus appropriées aux actes homophobes, biphobes et transphobes dont elle a connaissance.

Contact presse :
Yohann Roszéwitch, président
06 28 32 02 50 -