L'habit ne fait pas le moine, le sticker SOS homophobie ne fait pas la non-homophobe

Ce mardi 16 avril, invitée de l'émission Le Grand Journal sur Canal +, Frigide Barjot arborait un sticker de SOS homophobie sur son t-shirt.
Son espoir de se dédouaner de sa responsabilité quant à la radicalisation du mouvement « La manif pour tous » est, et restera, un combat vain tellement les violences de ces dernières semaines et derniers mois marqueront à jamais les citoyen-ne-s épris-es d'égalité.

Nos premières pensées, vont aux victimes d'homophobie, à leur entourage, à nos bénévoles et aux soutiens de SOS homophobie qui se sentent, encore une fois souillé-e-s, par les excès télévisuels de la porte-parole d'un mouvement qui n'a de cesse de justifier l'inégalité des droits entre hétérosexuel-le-s et homosexuel-le-s ainsi que l'infériorisation de ces dernier-e-s. Or c'est bien cette hiérarchisation, ce dénigrement des personnes homosexuelles qui est à la source de tout comportement homophobe qu'il s'agisse de l'opposition à l'égalité des droits, de violences verbales ou de violences physiques.

Alors que notre association n'a jamais reçu autant de témoignages de personnes victimes de violences et de discriminations en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre, que les victimes qui nous contactent font souvent référence du mal causé par les prises de paroles de Madame Barjot et par les actions de son collectif, SOS homophobie ne peut que se révolter face à cette dernière provocation de la part de Frigide Barjot.
Lorsque l'on a pris la tête d'un mouvement cause de si nombreuses souffrances et violences, cause d'un tel climat, aucun sticker ne peut absoudre de sa responsabilité.

Alors que l'augmentation du nombre de témoignages reçus en 2012 et déjà en 2013 est sans précédent, notre association ne peut que s'alarmer de la tournure dramatique des « débats » et appeler à une véritable prise de conscience : l'égalité des droits constitue une étape fondamentale dans la lutte contre l'homophobie. S'opposer à la première c'est encourager la seconde.