A la veille de la Marche des fiertés de Paris, l'UMP récompense Christian Vanneste

Christian Vanneste, ancien député UMP réélu le 17 juin sous la bannière CNI, vient d'être intégré dans le nouveau groupe UMP de l'Assemblée Nationale.

Il avait affirmé, entre autres, dans La Voix du Nord le 26 janvier 2005 que "l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité". Il a été condamné pour ces propos injurieux et discriminatoires par la Cour d'appel de Douai le 25 janvier 2007.

Les propos de Christian Vanneste sont intolérables dans un Etat de droit où chaque citoyen a droit au respect.

C'était également la position de Nicolas Sarkozy, alors candidat à l'élection présidentielle, qui avait jugé les propos de Christian Vanneste "inadmissibles" et "intolérables" et s'engageait à exclure ce député de l'UMP, en cas de récidive.

Christian Vanneste a maintenu et réitéré ses propos, sur son blog et dans les médias. Il a même tenté de s'autoamnistier en déposant le 6 juillet 2006 une proposition de loi qui aurait ramené les injures homophobes à une simple "opinion".

Ainsi, en accueillant Christian Vanneste dans son groupe parlementaire à la veille de la Marche des fiertés, la majorité UMP n'a semble-t-il qu'un seul à message à adresser aux gays et lesbiennes de France : le mépris de ce qu'ils et elles sont.

Le Président de la République s'était engagé durant la campagne électorale à favoriser la prévention de l'homophobie. Cette première décision va à l'opposé de l'objectif annoncé.