Les agresseurs de Wilfred et Olivier condamnés : le visage de l’homophobie reconnu

Le 7 avril 2013, Wilfred de Bruijn et son compagnon Olivier Couderc étaient agressés à Paris. Aujourd’hui, le tribunal correctionnel de Paris a condamné leurs agresseurs à 30 mois de prison dont respectivement 18 et 15 mois ferme. La circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle des victimes a bien été retenue par le tribunal. Les agresseurs ont été condamnés à verser un euro de dommages-intérêts à SOS homophobie qui s’était constituée partie civile.

Personne n’a pu ignorer, en avril 2013, le visage tuméfié de Wilfred de Bruijn, devenu le visage des victimes de l’homophobie. Alors qu’il rentrait d’une soirée avec son compagnon, les deux hommes ont été sauvagement agressés près du canal de l’Ourcq à Paris. Grâce à leur courage et à leur volonté de témoigner, la France tout entière a pu voir que l’homophobie n’était pas qu’un mot et que les paroles d’exclusion et de haine, entendues depuis des semaines, nourrissaient une violence physique grandissante.

Nous ne pouvons que songer à celles et ceux qui, en 2013, furent les victimes de paroles, de violences et d’actes gayphobes, lesbophobes, biphobes et transphobes. Au cours de cette année, SOS homophobie a ainsi recensé un nombre sans précédent de témoignages d’actes LGBTphobes. Pendant cette période, plus d’une agression physique a eu lieu tous les deux jours.

Cette violence s’est nourrie des paroles prononcées chaque jour pendant les débats sur le mariage pour tou-te-s. « Les personnes qui ont une parole publique et tiennent des propos inadmissibles, profondément homophobes, risquent de légitimer des actes, des actions et d’autres paroles homophobes. » Ces quelques mots de Wilfred de Bruijn expliquent la libération en quelques mois d’une homophobie décomplexée.

Alors que la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe a été votée il y a un an, SOS homophobie reste vigilante face à toutes les formes de lesbophobie, de gayphobie, de biphobie et de transphobie. Grâce à notre ligne d’écoute anonyme et à notre équipe de soutien juridique personnalisé, nos bénévoles tentent d’apporter aux victimes toute l’aide dont elles ont besoin. Nous restons mobilisé-e-s pour que le respect de chacun-e ne reste pas un vain mot et devienne une réalité pleine et entière.

Contact presse : Yohann Roszéwitch, président

06 28 32 02 50 - yohann.roszewitch@sos-homophobie.org