Les lesbiennes, pas toujours invisibles

Lorsque l'on évoque les questions LGBT, prises individuellement, et que l'on aborde la lettre L, inévitablement surgit celle de l'invisibilité des lesbiennes. Toutefois et malheureusement, les lesbiennes ne sont pas invisibles dans les statistiques des agressions homophobies, l'actualité le rappelle trop régulièrement.

Un couple de femmes s'est ainsi fait violenter le 16 octobre 2011, en plein après-midi, sur une place fréquentée de Charleville-Mézières. Le caractère homophobe de l'agression fut reconnu par le tribunal. Quelques jours plus tard l'on apprend que les agresseurs d'un autre couple de lesbiennes, attaquées en octobre 2010 à la sortie du métro de Montreuil et soutenues activtement par SOS homophobie et financièrement par la CLF (Coordination lesbienne en France), ont eux aussi été condamnés pour violences commises en raison de l'orientation sexuelle des victimes.

La lesbophobie et les lesbiennes deviennent peu à peu visibles aux yeux de la justice. Toute cette reconnaissance ne serait cependant pas possible sans le courage de ces femmes de proter plainte, parler et rendre visible la lesbophobie dont elles sont victimes. Il est important qu'elles témoignent, tant pour elles que pour les inévitables suivantes afin qu'elles soient mieux reconnues mais aussi moins nombreuses. L'existence d'une ligne d'écoute comme celle de SOS homophobie prend alors tout son sens et le Rapport annuel élaboré sur la base des témoignages recueillis devient indispensable : que les lesbiennes et la lesbophobie ne soient pas visibles uniquement quand l'actualité rapporte une agression, mais toute l'année, en toutes circonstances.

 

La co-référente de la commission Rapport Annuel