Mineur-e-s auteur-e-s d'agressions physiques homophobes : à quand une prévention efficace de l'homophobie et de la transphobie ?

Alors que les agressions physiques homophobes perpétrées par des mineur-e-s se succèdent ces derniers jours dans le sud de la France, SOS homophobie appelle à une intensification des actions de prévention des LGBTphobies en direction des jeunes.

 

C’est d’abord à Sète, il y a deux semaines, qu’un adolescent aurait frappé et
aspergé de bombe lacrymogène un jeune homme  "parce qu’il avait un look d’homo" ; il a été déféré au
parquet (1). Encore plus récemment, c’est à Marseille qu’un jeune homme est agressé au couteau, insulté, volé et roué de coups par quatre mineurs qui ont finalement été interpellés ; le parquet instruit l’affaire pour faits de violence avec circonstances aggravantes liées à l’orientation sexuelle de la victime (2).

SOS homophobie ne peut que saluer l’action rapide des forces de l’ordre et du parquet et le fait – encore trop rare – que la circonstance aggravante de l’homophobie soit retenue dès le stade des poursuites.

 

Mais face à ces violences d’une particulière gravité, chacun-e doit prendre ses responsabilités et reconnaître l’impératif d’agir avant que de tels drames ne se produisent. C’est pourquoi SOS homophobie intervient depuis 10 ans en milieu scolaire pour informer les collégien-ne-s et lycéen-ne-s des conséquences de
l’homophobie et de la transphobie, ainsi que de les sanctions légales qui s’y attachent, comme en cas de racisme ou de sexisme.

Si ces cinq mineurs avaient été sensibilisés à l’homophobie, peut être auraient-ils aussi compris que les personnes lesbiennes, gays, bi et trans sont des personnes comme les autres qui ont le droit au même respect que les autres. Il s’agit de faire prendre conscience à la jeune génération qu’il lui appartient d’être actrice d’un vivre ensemble digne de nos valeurs républicaines.

 

SOS homophobie ne peut qu’encourager chacun et chacune soit à agir par la prévention et l’éducation, par exemple en devenant bénévole intervenant-e en milieu scolaire (3) soit en permettant la réalisation de telles interventions (4).

Parce que les associations bénévoles ne pourront jamais se substituer à une éducation nationale au respect des orientations sexuelles et des identités de genre, SOS homophobie entend que la lutte contre l’homophobie et la transphobie ait toute sa place dans les prochains programmes scolaires en cours de refonte. Plus que jamais, la lutte contre l’homophobie et la transphobie passe par l’éducation et la prévention.

 

 

(1) http://www.midilibre.fr/2014/02/27/l-ado-frappe-le-jeune-homme-car-il-ressemble-a-un-homo,827934.php

 (2) http://www.laprovence.com/article/actualites/2768822/frappe-et-agresse-au-couteau-parce-quhomosexuel.html

 (3) Devenez bénévole à nos côtés: http://www.sos-homophobie.org/devenez-benevole

(4) Pour organiser une
intervention en milieu scolaire : http://www.sos-homophobie.org/interventions-en-milieu-scolaire/interventions-en-milieu-scolaire