Nations Unies : vers une dépénalisation universelle de l’homosexualité

Le Comité IDAHO qui a lancé en 2006 la campagne « Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité » se réjouit de la Déclaration historique qui sera lue à ce sujet le 18 décembre à l’Assemblée Générale des Nations Unies, et vous invite à une conférence de presse en compagnie de la Ligue des Droits de l’Homme et de SOS homophobie. A cette occasion seront présentés au public le texte officiel de la Déclaration, la liste des pays signataires, les oppositions (celle du Vatican notamment), les enjeux du texte, l’historique de la campagne et surtout les perspectives d’avenir.

Le 17 mai 2006, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, le Comité IDAHO a lancé une campagne « pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité », et publié la liste des signataires, parmi lesquels figurent des prix Nobel (Desmond Tutu, Elfriede Jelinek, José Saramago, Dario Fo, Amartya Sen), des artistes de renom (Merryl Streep, Victoria Abril, Cyndi Lauper, Elton John, David Bowie, etc.), des intellectuels (Judith Butler, Noam Chomski, Bernard-Henri Lévy, etc.), des associations comme l’ILGA, Aids International, la FIDH, la LDH, SOS Homophobie, etc. De fait, aujourd’hui encore, l’homosexualité est considérée comme un crime dans plus de 80 pays à travers le monde, et elle est passible de la peine de mort dans près de 10 pays.

Le 17 mai 2008, le gouvernement français a annoncé d’une part que la France reconnaissait officiellement la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, et d’autre part, qu’il porterait cet appel au niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le texte sera donc lu à New York le 18 décembre prochain, avec le soutien de plus de 60 Etats issus des cinq continents, qui inscrivent ainsi clairement l’orientation sexuelle et l’identité de genre au cœur même des droits de l’Homme. Il s’agit là d’une première historique.

Nous vous invitons donc à une conférence de presse sur ce sujet. Rendez-vous au siège de la LDH, au 138 rue Marcadet, le 19 décembre 2008, à 14h30, salle Alfred Dreyfus, avec Louis-Georges Tin (président du Comité IDAHO), Jean-Pierre Dubois (président de la LDH) et Jacques Lizé (président de SOS homophobie).

Contacts presse :

  • Pour le Comité IDAHO : Louis-Georges Tin, 06 19 45 45 52,
  • Pour SOS homophobie : Jacques Lizé, 06 28 32 02 50,
  • Pour la LDH : Virginie Peron, 01 56 55 51 07,

Le Comité IDAHO (International Day Against Homophobia) est l’ONG qui coordonne la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Celle-ci est célébrée chaque année le 17 mai dans plus de 50 pays à travers le monde, et est reconnue par l’Union européenne, la Belgique, le Royaume-Uni, la France, le Mexique, le Costa-Rica, etc. Ces actions permettent de soutenir de vastes campagnes, comme l’appel lancé en 2006 « pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité ».

SOS homophobie est une association loi 1901 de lutte contre les discriminations et les agressions à caractère homophobe. Ses principaux objectifs sont : aider les personnes victimes d’actes homophobes, mener des actions de prévention de l’homophobie, obtenir l’égalité des droits entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels. L’association mène des interventions dans les établissements scolaires, organise des campagnes de sensibilisation, et dresse un état des lieux à travers la publication d’un rapport annuel.

Créée en 1898, en France, lors de l'affaire Dreyfus, la Ligue des droits de l’Homme est riche de son passé centenaire et de son attention vigilante à tous les grands problèmes contemporains. Sa mission première était de défendre un innocent, victime de l'antisémitisme et de la raison d'État, mais la LDH étend son action à la défense de tout citoyen victime d'une injustice ou d'une atteinte à ses droits. A travers la réflexion, la contestation, les propositions, le refus de toute forme d’arbitraire, des milliers d’hommes et de femmes, avec la seule force de leur engagement, défendent, aujourd’hui comme hier, les droits de l’Homme face à tous les excès, à toutes les dérives des pouvoirs.