Non, monsieur le Pape, l’homosexualité n’est pas une pathologie

SOS homophobie condamne les propos du Pape sur l’homosexualité et rappelle que l’homosexualité n’est pas une maladie.

Lors d’une conférence de presse donnée dans l’avion le ramenant d’Irlande, ce dimanche 26 août, le pape François a délivré des conseils ahurissants aux parents qui s’interrogent sur l’orientation sexuelle de leurs enfants : « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans ».

SOS homophobie condamne fermement des propos qui légitiment et nourrissent l’homophobie. Nous pensons en premier lieu aux enfants, aux adolescentes et aux adolescents LGBT qui entendent les déclarations du Pape et qui se disent qu’ils et elles n’ont pas leur place dans notre société.

Non, l’homosexualité n’est pas une pathologie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales en 1990, après de nombreuses luttes menées par les associations LGBT. Le problème n’est pas l’homosexualité, c’est l’homophobie ! Quand l’Église oublie que l’homosexualité n’est pas une maladie psychiatrique et que le Pape François s’autorise à des propos psychiatrisants dont ont déjà souffert trop longtemps les personnes LGBT, nous avons raison de nous inquiéter.

L’Église n’en est pas à son premier coup d’essai. Souvenons nous des tentatives du diocèse de Bayonne, en février dernier, d’organiser des réunions visant à “guérir” les personnes LGBT. Souvenons nous des propos mensongers et transphobes du Pape en octobre 2016, dans une conférence de presse de retour d’Azerbaïdjan. Souvenons nous des propos humiliants de l’archevêque d’Avignon envers les personnes LGBT sur les ondes de France Culture en juillet. Chaque jour, ces propos se traduisent par des agressions verbales et physiques sur des personnes LGBT et à l’encontre des familles homoparentales.

SOS homophobie réaffirme son soutien à toutes les victimes d’homophobie et de transphobie. Elle adresse aux parents, aux enfants et aux adolescent·e·s un message d’espoir pour que chacun et chacune puisse vivre et aimer librement, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.