Nouveau dérapage homophobe de Jean-Marie Le Pen

Ce mardi 20 février, dans le cadre de la campagne pour les présidentielles, Jean-Marie Le Pen s'est exprimé devant une assemblée de chasseurs : "Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon à toute heure du jour et de la nuit, sans qu'il n'y ait ni heure ni jour d'ouverture ou de fermeture de la chasse. Dans le Marais poitevin, en revanche, la chasse au gibier n'est plus autorisée que quelques semaines pendant l'année. C'est un peu curieux, non ?".

SOS homophobie condamne fermement ces propos particulièrement insultants vis-à-vis des homosexuels et rappelle que ce genre de déclarations, à l'instar de celles du député Christian Vanneste, ne sont pas sans conséquence car elles constituent un appel à la haine et à la violence. Appel qui incite, hélas, certains esprits faibles à passer à l'acte.

Ainsi, mercredi 21 février, quatre hommes âgés de 20 à 26 ans ont été arrêtés, mis en examen et incarcérés, dans le cadre d'une information judiciaire pour "enlèvement, séquestration, accompagnés d'actes de torture et de barbarie, tentative d'homicide volontaire" à caractère homophobes. Ces actes avaient été commis en juillet 2006 en région parisienne, à l'encontre de Bruno Wiel, un homme de 28 ans resté cinq semaines dans le coma après les tortures qu'il avait subies.

La victime avait été abordée par les suspects à la sortie d'un café gay du Ier arrondissement de Paris et mise en confiance par ceux-ci. Ces derniers l'auraient ensuite emmené dans un parc de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Voyant que la victime n'avait pas d'argent sur lui, ils l'ont violemment frappé et brûlé. Selon les déclarations des suspects, "le fait que la victime était homosexuelle" a "décuplé les coups et les sévices".

En comparant implicitement les homosexuels à du gibier, M. Le Pen ne fait donc qu'inciter à ce que de tels actes se reproduisent.

Par ces déclarations violentes, comme à son habitude, Jean-Marie Le Pen cherche à attirer l'attention des médias afin de propager ses idées basées sur la stigmatisation des différences.