Pape, « théorie du genre » et réveil des organisations réactionnaires : retour sur une semaine chargée d’amalgames et d’irresponsabilités

Dimanche dernier, devant plusieurs dizaines de journalistes, le pape a tenu des propos consternants sur les personnes lesbiennes, gaies, bi-e-s, trans’ et sur la « théorie du genre ». Pendant toute la semaine, ils ont été relayés par des organisations réactionnaires vivement opposées à l’égalité des droits.

SOS homophobie dénonce avec force l’irresponsabilité du pape dont la parole, largement diffusée, peut avoir des conséquences graves. SOS homophobie exprime également sa profonde inquiétude face à la multiplication de propos à caractère LGBTphobe.

Lors de son interview, le pape a affirmé que la « théorie du genre » était enseignée dans les écoles françaises, après avoir rapporté une invraisemblable anecdote d’un petit garçon répondant à son père qu’il souhaitait plus tard devenir une fille.

Le pape a ensuite estimé, à propos des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans’, que « c’est une chose d’avoir ces tendances » et « de changer de sexe » mais que c’en est « une autre d’en faire l’enseignement dans les écoles ».

SOS homophobie dénonce une stigmatisation intolérable, notamment à l’encontre des personnes trans’, et plus généralement des personnes lesbiennes, gaies et bi. Ces propos sont en effet de nature à heurter leur dignité et leurs droits fondamentaux.

SOS homophobie rappelle enfin, contrairement à ce qui peut être affirmé, qu’il n’existe pas de « théorie du genre ». Les études de genre, en revanche, permettent d’analyser les rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes et de lutter contre les stéréotypes qui nourrissent les LGBTphobies, de même que les inégalités femmes-hommes.

SOS homophobie continuera d’agir sans relâche pour construire une société plus ouverte et plus tolérante, en luttant contre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation, y compris lorsqu’elles prennent la forme de discours publics tenus à l’encontre des personnes lesbiennes, gaies, bi-e-s et trans’.