Pas de pension de réversion pour le PaCS : l'ouverture du mariage toujours plus urgente

Mercredi 26 octobre, à l'Assemblée Nationale, Madame Valérie Pécresse a opposé une fin de non-recevoir à l'extension du droit à la pension de réversion pour les couples pacsés. SOS homophobie est, une fois encore, stupéfaite devant l'attitude des représentants du gouvernement à l'égard des discriminations dont sont victimes les personnes LGBT. Demandé par les associations depuis de nombreuses années, promis par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle en 2007, pleinement soutenu par le Défenseur des Droits, ce droit doit permettre, au sein d'une union, au/à la conjoint-e survivant-e de toucher une partie de la retraite du conjoint-e décédé-e. Il existe pour les marié-e-s, pas pour les pacsé-e-s.

Or Madame Pécresse n'est pas sans ignorer que le mariage n'est ouvert qu'aux couples de sexe opposé. Les couples de même sexe, eux, n'ont qu'un seul moyen de faire reconnaître leur union civilement : le PaCS. Ainsi, le gouvernement souligne les discriminations, déjà nombreuses, qui existent entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels. Il rappelle notamment qu'un couple hétérosexuel bénéficie de plus de protections qu'un couple homosexuel. Et sur quoi, si ce n'est sur une vision passéiste et dogmatique de la "famille durable", repose cette distinction entre les couples ? 

Madame Pécresse a insisté sur le fait que ce n'était pas le coût de la mesure qui était en jeu, mais bien des "raisons de principe" : le PaCS donne moins de devoirs, donc moins de droits. En refusant d'accorder la pension de réversion aux couples pacsés, et donc en distinguant très clairement les droits et les devoirs que les différents types d'union permettent, le gouvernement rappelle que les couples homosexuels sont lésés face à la loi et dans leur vie quotidienne en France. 

Une fois de plus, l'attitude discriminatoire du gouvernement souligne l'urgence d'ouvrir le mariage à tous les couples. Et SOS homophobie souhaite rappeler à Madame Pécresse que, derrière les "raisons de principe", il y a les vies de milliers de couples de femmes et de couples d'hommes qui attendent qu'un jour, enfin, ils et elles cessent d'être considéré-e-s comme des citoyen-ne-s de seconde zone.