Pas de vacances pour les violences homophobes

SOS homophobie s’alarme de la recrudescence d’actes et propos homophobes survenus, depuis cet été, en France. Elle s’inquiète qu’un simple baiser, que quelques mots échangés entre deux personnes de même sexe puissent encore aujourd’hui finir en drame.

Début juillet, la nageuse Mélanie Hénique portait plainte pour agression homophobe après avoir été insultée et frappée. Quelques semaines plus tard, le président du Paris Foot Gay se faisait agresser avec son mari près de leur domicile parisien. Le 27 août, à Bordeaux, deux lycéennes qui s’embrassaient étaient insultées et frappées par un groupe d’adolescent-e-s. Elles ont reçu respectivement un jour et dix jours d’ITT. Le 31 août, dans un magasin de vêtements à Valence, un couple de jeunes femmes était harcelé puis agressé physiquement par des adolescent-e-s, sans que personne n’intervienne. Elles ont reçu deux et trois jours d’ITT. Enfin, dans la nuit du 5 au 6 septembre dernier, à Marseille, Paul et Tony étaient violemment agressés à la sortie d’une boîte de nuit gay.

Ces agressions nous rappellent de manière brutale la situation des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (LGBT) en France. Notre dernier rapport annuel recense ainsi près d’une agression physique tous les deux jours dans notre pays en 2014. L’enquête sur la visibilité des lesbiennes et de la lesbophobie, publiée en 2015, souligne la fréquence des insultes et des agressions physiques dont sont victimes les lesbiennes dans les lieux publics.

La multiplication de ces agressions physiques témoigne d’un climat accru de haine envers les personnes LGBT. SOS homophobie condamne avec la plus grande fermeté toutes ces formes de violence. Notre association regrette l’absence fréquente de réaction et d’aide des témoins d’actes LGBTphobes.

Dans ce contexte, notre association apporte son soutien à celles et ceux qui la sollicitent. Notre ligne d’écoute anonyme et gratuite (01.48.06.42.41) est ouverte tous les jours pour entendre et recenser les témoignages des victimes d’actes LGBTphobes et de leurs proches. Notre équipe de soutien juridique est également mobilisée pour tenter d’apporter les réponses les plus appropriées aux actes homophobes, biphobes et transphobes dont elle a connaissance.

Contact presse :
Yohann Roszéwitch, président
06 28 32 02 50 -