Plan santé des jeunes : de bonnes intentions à transformer en actes

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, vient de présenter le plan « Santé des jeunes » du gouvernement. SOS homophobie salue ce plan, et est prête à collaborer avec le Ministère sur les projets visant à lutter contre l'homophobie et à favoriser une meilleure acceptation de soi chez les jeunes homosexuel-le-s. L'association soutient particulièrement l'ensemble des mesures visant à « lutter contre les souffrances psychiques liées à l'homosexualité », ainsi que les engagements à lutter contre les pratiques à risque, à développer les maisons des adolescents, à prévenir et repérer les tendances suicidaires.

L'association est particulièrement satisfaite d'avoir été entendue sur la question du suicide des jeunes homosexuels. Elle avait en effet insisté sur la nécessité de réagir à ce fléau lors d'un entretien avec le cabinet de la ministre en septembre 2007.

En revanche, SOS homophobie ne comprend pas le choix du 1er décembre 2008, journée mondiale contre le sida, pour lancer le site internet destiné à recueillir « des témoignages vidéo anonymes (ou pas) de jeunes homosexuels sur leurs difficultés à le dire, de faire témoigner les jeunes qui souhaitent parler de leur orientation sexuelle ». Pour Marion Le Moine et Jacques Lizé, co-présidents de l'association, « faire encore rimer en 2008 homosexualité avec sida, maladie et mort, n'est certainement pas le meilleur moyen d'aider les jeunes à accepter leur orientation sexuelle et à la dire. » L'association demande le choix d'une autre date pour le lancement de cette bonne initiative.

Enfin, le plan annonce plus généralement « la conduite d'une politique gouvernementale vigoureuse de lutte contre l'homophobie ». SOS homophobie s'en réjouit, et attend aussi du gouvernement qu'il applique les recommandations de la Halde relatives à la non-discrimination des couples homosexuels pacsés.