Première comparution de SOS homophobie contre Minute

L'association SOS homophobie a assigné l'hebdomadaire Minute devant le tribunal correctionnel, pour propos injurieux et incitant à la haine dans son édition du 11 juillet dernier. La première comparution se tiendra à Paris le 4 décembre 2012.

 

Le 11 juillet dernier, l’hebdomadaire Minute publiait un numéro dont la Une et le contenu étaient largement consacrés à la question de l’ouverture du mariage pour toutes et tous mais aussi à l’explication de cette revendication par un quotidien à destination d’enfants du primaire, ou encore au don du sang. Ce tte Une fait apparaître deux hommes partiellement dénudés et les articles enchaînent références à la zoophilie, à la polygamie ou encore au VIH. Une succession presque exhaustive des préjugés les plus nauséabonds.

 

Alors que de telles injures et de tels amalgames se multiplient à l’envi depuis plusieurs mois, dans la bouche ou sous la plume de personnalités de tous horizons, trop peu souvent condamnés, il est temps de reconnaître que la liberté d’expression ne permet pas tout et que le débat sur le projet de loi mariage pour tou-te-s ne saurait s’affranchir du respect dû à autrui.

 

« Cette procédure a pour seul objet de solliciter l'application de la loi pénale et non d'entretenir ou de participer à un quelconque débat sur le mariage pour tous » précise Maître Kevin Grossmann, avocat de l'association.

 

SOS homophobie n’a jamais reçu autant d’appels de victimes et témoins d’homophobie et de transphobie, la lutte contre ces violences et disc riminations doit s’intensifier qu’il s’agisse de les prévenir ou de les sanctionner lorsqu’elles sont réalisées.

 

SOS homophobie, association nationale de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie créée en 1994, tient une ligne d’écoute anonyme et publie le Rapport annuel sur l’homophobie.