Prévention de l’homophobie en milieu scolaire: SOS homophobie a fait sa rentrée des classes

Avec près de 20000 élèves sensibilisé·e·s à la lutte contre l’homophobie en 2016, l'association SOS homophobie parvient peu à peu à faire reculer les idées reçues et les clichés qui sont à l’origine des discriminations et du rejet des personnes lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes (LGBTI). Les interventions en milieu scolaire (IMS), réalisées par des intervenant·e·s formé·e·s, permettent aux jeunes LGBT de passer plus facilement le cap de ces années scolaires parfois difficiles pour les ados. Face aux demandes croissantes d'interventions de la part de collèges et lycées partout en France, l'association recrute des intervenant·e·s.

SOS homophobie, fondée en 1994, intervient dans les établissements scolaires à la demande des chef·fe·s d'établissement ou des professeur·e·s. Elle dispose d’un agrément du Ministère de l’éducation nationale pour ses interventions qui sont reconnues pour leur précision et leur efficacité. Les interventions en milieu scolaire sont complémentaires de l'enseignement public.

Avec une formation initiale et une période d'observation, les intervenant·e·s de SOS homophobie, tou·te·s bénévoles sont formé·e·s et accompagné·e·s par l’association qui a développé une méthode d’intervention qui permet aux nouvelles et nouveaux de prendre part progressivement au débat, toujours avec un·e intervenant·e expérimenté·e, sans craindre de se retrouver démuni·e face aux questions et observations des élèves.

Très loin d’un cours magistral, les interventions en milieu scolaire prennent la forme d’un débat ouvert où élèves et intervenant·e·s se retrouvent à égalité. Ils et elles peuvent ainsi discuter très librement de ce qu'ils et elles savent et de ce qu'ils et elles croient, sans jugement. Le but : les aider à déconstruire par eux/elles-même les clichés homophobes, biphobes, transphobes et sexistes, tant pour en finir avec l'homophobie que pour sortir de l'isolement les jeunes potentiellement concerné·e·s.

Dans le rapport sur l'homophobie 2017 20% des témoignages reçus en 2016 concernaient le cadre scolaire (5%) ou familial (15%). Une urgence pour l'association qui aide ainsi les jeunes à mieux s'armer contre les discriminations, le harcèlement, les violences, les prises de risques... Le taux de tentatives de suicide chez les lesbiennes, gays et bi de 21 à 25 ans était de 30% en 2015 contre 8% chez les jeunes hétéros. Pire, ce taux monte à 41% chez les jeunes trans.

Pour l’année scolaire 2017-2018, SOS homophobie continuera d’intervenir dans les collèges et les lycées de toute la France. Les personnes intéressées pour sensibiliser les jeunes peuvent contacter l'association sur son site ou écrire à l’adresse nousrejoindre@sos-homophobie.org.