SOS homophobie demande au Gouvernement un calendrier législatif précis sur la PMA

Nous sommes en pleine saison des marches des fiertés. Depuis plus d’un mois elles ont lieu partout en France. Moment de visibilité festif et convivial, les marches sont surtout l’occasion de rappeler les luttes pour l’égalité des droits, les libertés et la reconnaissance des personnes lesbiennes, gay, bi, trans et intersexes (LGBTI). Il reste du chemin à parcourir, en particulier sur la possibilité pour les femmes célibataires et les couples de femmes de fonder une famille.

Suite à l’élection présidentielle et aux élections législatives, le Président de la République et la nouvelle majorité présidentielle doivent commencer à agir.

L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes est une revendication de longue date, sans cesse repoussée ou mise au ban au détriment de toutes ces femmes qui désirent fonder une famille. Cette attente est insupportable ! Alors que l’avis du Comité national consultatif d’éthique (CCNE) est attendu le 27 juin, un projet de loi sur l’accès à la PMA doit être mis sur la table de l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais, d’autant que :

  • La PMA est un engagement du Président de la République rappelé dans sa lettre ouverte adressée aux LGBTI le 16 avril 2017, dans laquelle il affirme être « favorable à une loi qui ouvre la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, alors que seuls les couples hétérosexuels y ont accès aujourd’hui. Afin de ne pas renouveler les erreurs du passé, le calendrier de cette réforme sera soigneusement préparé ». SOS homophobie demande aujourd’hui la communication de ce calendrier.
  • Plus de 6 Français-e-s sur 10 sont favorables à la PMA pour les couples de femmes (baromètre d'opinion de mars 2017 réalisé par BVA pour la Drees).

Dans ces conditions et dans la mesure où l’engagement en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes a été confirmé à SOS homophobie lors de rendez-vous institutionnels, SOS homophobie s’adresse au Gouvernement et au Président de la République pour qu’un calendrier législatif précis soit communiqué rapidement.

Les membres de SOS homophobie continueront de marcher partout en France pour faire valoir cette revendication, sans oublier les autres, dont :

  • La fin de la stigmatisation des hommes gay et bi qui souhaitent donner leur sang avec la prise en compte de “comportements à risque” plutôt que de “groupes à risque” dans les conditions d’accès au don du sang.
  • La fin des mutilations que subissent, à la naissance, les personnes intersexes.
  • L’amélioration de la loi de novembre 2016 pour permettre d’arriver à un changement d’état civil entièrement libre et gratuit pour les personnes trans.

Sur le plan international, les personnes LGBT de Tchétchénie restent victimes d’un discours et d’une politique de persécution et d’élimination mis en oeuvre par les autorités publiques tchétchènes. Sans précédent, la persécution continue sous nos yeux. SOS homophobie continue de se mobiliser autour de ce sujet et appelle le Gouvernement à poursuivre les pressions sur la Russie, à continuer de faciliter l’accueil des persécuté-e-s tchétchènes en France.

SOS homophobie reste enthousiaste et déterminée pour agir plus que jamais au service des personnes LGBTI, pour construire une société ouverte où il est possible de vivre et d’aimer librement, tel-le que nous sommes, y compris en fondant une famille.