SOS homophobie dénonce la nouvelle pendaison d'un jeune homme accusé d'homosexualité en Iran

Makwan Moloudzadeh, âgé de 21 ans, a été pendu mercredi 5 décembre à 5 heures du matin, à la prison centrale de Kermanshah, parce qu'il était accusé d'avoir, à l'âge de 13 ans, violé un autre garçon de 13 ans. Le jeune homme aurait reconnu sous la torture ces relations sexuelles remontant à 1999.

Plusieurs associations, dont SOS homophobie, avaient appelé à faire pression sur le régime religieux iranien afin d'empêcher cette exécution (voir communiqué de presse de SOS homophobie du 2 novembre).

Le régime iranien a décidé cet assassinat au mépris du Code pénal iranien qui exclu la peine capitale pour des faits commis par des mineurs, et au mépris du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Convention relative aux droits de l'enfant, par lesquels l'Iran s'est engagé à ne pas exécuter de mineurs délinquants.

Tous les prétextes fallacieux, comme cette accusation de viol, sont utilisés pour assassiner des homosexuels dans un pays où le code pénal islamique rend passible de la peine de mort l'homosexualité entre adultes consentants. En phase avec les multiples déclarations homophobes des dignitaires religieux iraniens, force est de constater qu'une nouvelle fois une interprétation intégriste et bornée d'une religion est prétexte à la haine, à la violence et au meurtre.

SOS homophobie a lancé une pétition nationale en faveur des homosexuel-le-s persécutés dans leur pays d'origine.

Alors que Louise Arbour, la Haute Commissaire aux droits de l'Homme des Nations-Unies a dénoncé l'exécution de Makwan Moloudzadeh, SOS homophobie interpelle la secrétaire d'État aux droits de l'Homme, Rama Yade, afin que le gouvernement français condamne cet assassinat et pour savoir quelles actions la France compte entreprendre pour faire respecter les droits des homosexuel-le-s en Iran et dans les autres pays pénalisant l'homosexualité.