SOS homophobie inquiète suite à la communication par Grindr de données relatives à l’orientation sexuelle et au statut sérologique de ses utilisateurs

Hier, le site d’information BuzzFeed, à partir d’une enquête menée par l’ONG norvégienne Sintefa, relayée aujourd’hui par le journal le Monde, a révélé que l’application de rencontre pour hommes Grindr aurait communiqué à au moins deux entreprises tierces des informations sur ses utilisateurs, dont certaines concernant leur statut sérologique et leur orientation sexuelle. D’autres données à caractère personnel ont pu être communiquées telles que le numéro de téléphone, l’e-mail ou la localisation géographique des utilisateurs.

Alors que la haine envers les personnes lesbiennes, gay, bi, trans (LGBT) et envers les personnes vivant avec le VIH est une réalité, SOS homophobie se joint aux inquiétudes exprimées par l’association Aides. La divulgation de l’identité des personnes utilisant l’application Grindr, de leur orientation sexuelle et de leur statut sérologique, à des personnes tierces, constitue une atteinte grave à leur vie privée.

SOS homophobie rappelle que l’orientation sexuelle et le statut sérologique des personnes relèvent de la vie privée et constituent des données personnelles « sensibles » au sens de la loi Informatique et liberté ainsi que de la réglementation européenne en matière de protection des données. Des mesures appropriées pour garantir la protection de leur confidentialité doivent être mises en oeuvre et les personnes concernées pleinement informées de leurs destinataires.

La sécurisation de données sur l’orientation sexuelle et le statut sérologique doit être assurée et la vie privée des utilisateurs préservée. SOS homophobie demande aux autorités compétentes chargées de la protection des données personnelles - la CNIL pour la France - de faire toute la lumière sur ce cas de violation potentielle de la confidentialité des données à caractère personnel et sur les risques pesant sur la vie privée des utilisateurs de l’application Grindr.