SOS homophobie multiplie ses actions contre l'homophobie dans le sport

Il y a quelques semaines, les Dégommeuses, équipe féminine de football parisienne, ont subi au cours d'un entraînement une violente agression par un groupe d’adolescents : du haut d'un immeuble voisin au terrain, ces agresseurs les ont arrosées d'insultes, accompagnées de gestes à connotation sexuelle, avant de jeter vers elles des bouteilles pleines d'eau. Et ceci, dans l'indifférence générale.

Cette agression vient rappeler qu'en 2013, un-e sportif/ive peut encore en raison de son orientation sexuelle, réelle ou supposée, ou de son identité de genre se faire exclure d'un club, être la cible d'agressions verbales ou physiques, ou simplement se sentir mal quand les principales insultes dans les matches et entraînements sont des insultes homophobes.

Il est intolérable que cela arrive dans un milieu où l'on est censé s'épanouir, se dépasser et s'amuser, individuellement ou ensemble, et qui ne devrait jamais être un lieu où l'on vit des violences. Il est intolérable que les différent-e-s témoins minimisent ces actes et ne réagissent pas. Il est aussi intolérable que de nombreux/euses pratiquant-es n’osent pas afficher leur différence, ni même témoigner des insultes dont elles et ils sont victimes.

La lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie n'ont pas leur place dans les gradins, sur les terrains, dans les vestiaires, dojos, gymnases ou piscines. C'est pourquoi, après avoir contribué à la conception de la plaquette de la FSGL sur l'homophobie dans le sport,développé et animé un module de formation pour les encadrant-e-s, et dans le prolongement du soutien de la candidature de Paris pour l'organisation des Gay Games en 2018, SOS homophobie axe ses prochaines affiches sur ce même sujet.

Réagir, témoigner, prévenir. Ces trois mots si simples devraient être un réflexe face à l'homophobie dans le sport. Ce réflexe devrait s'acquérir dès les cours d'EPS. C'est pourquoi, en collaboration avec le SNEP-FSU, (Syndicat National d'Education Physique), SOS homophobie souhaite lancer cet automne une action de sensibilisation auprès des étudiant-e-s de STAPS, qui deviendront pour une grande part de futur-e-s professeur-e-s d'EPS. C'est en effet souvent dans les cours d'éducation physique et sportive que se forment les premiers comportements des futur-e-s sportifs/ives, arbitres, entraîneurs/euses et spectateurs/trices et c'est un lieu important pour prévenir l'apparition d'attitudes lesbophobes, gayphobes, biphobes et transphobes.

Cette action nécessitera des relais et soutiens. Si vous êtes éducateur/trice ou formateur/trice en sport, enseignant-e chercheur/euse, directeur/trice de STAPS ou de SUAPS, étudiant-e responsable d’association, sportif/ive du monde amateur ou professionnel, issu-e du monde associatif et que vous souhaitez vous impliquer dans la prévention de l'homophobie dans le sport, écrivez à

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C'est en formant une équipe que nous remporterons le grand chelem contre l'homophobie.