SOS homophobie publie son Rapport annuel 2007 sur l'homophobie

A l'occasion de la 3ème Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, SOS homophobie, association nationale de soutien aux victimes, a rendu public son 11ème Rapport annuel sur l'homophobie en France.

Ce rapport constitue le seul outil d'analyse quantitative et qualitative de l'homophobie en France car, à la différence du racisme et de l'antisémitisme, les actes homophobes ne font l'objet d'aucun recensement statistique de la part des pouvoirs publics. Depuis sa création en 1994, SOS homophobie soutient les victimes et analyse les formes et l'ampleur de l'homophobie.

En 2006, SOS homophobie a reçu 1332 témoignages d'homophobie, soit une augmentation de 10% par rapport à 2005. Il va de soi que les témoignages que nous recevons ne révèlent qu'une faible partie des agressions homophobes en France.

Ce qu'il faut retenir du rapport sur l'homophobie 2007 :

  • Le nombre des agressions physiques signalées est en augmentation inquiétante de 17% par rapport à 2005 (représentant 12% du total en 2006). Cela correspond à 3 témoignages d'agressions physiques par semaine. "La haine envers les homosexuels reste encore bien vivace en France", indiquent Jacques Lizé et Anne Claret-Tournier, président et vice-présidente de SOS homophobie.
  • Nous déplorons un doublement du nombre de témoignages concernant les lieux publics (lieux de drague, rue, transports, etc.) et une forte augmentation (+44%) en ce qui concerne le voisinage.
  • Le milieu professionnel (16% des témoignages) et la famille (11% des témoignages) restent encore en 2006 des bastions de l'homophobie en France.
  • Une bonne nouvelle cependant : de plus en plus de victimes refusent de se taire et de subir sans réagir, en particulier les lesbiennes.

Il est inadmissible que les gays et les lesbiennes soient encore si souvent agressés, verbalement et physiquement, en raison de leur seule orientation sexuelle. Devant l'augmentation de ces comportements et la jeunesse des agresseurs, lors d'attaques physiques, la demande principale de SOS homophobie demeure : "Aujourd'hui, la mise en place d'une politique de prévention à l'école est plus qu'urgente. Maintenant que la loi condamne l'homophobie, le système éducatif doit s'engager à faire de même. Les textes existent, il faut qu'ils soient enfin appliqués", expliquent Anne Claret-Tournier et Jacques Lizé.

Interrogé sur la lutte contre l'homophobie, le Président de la République nouvellement élu, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé dans ce sens dans une interview au mensuel Têtu en avril 2007 : "Tout ce qui peut être fait à l'école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai". SOS homophobie veillera à ce que cet engagement soit tenu.

Ligne d'écoute anonyme: 0810 108 135
Internet : www.sos-homophobie.org

Contact Presse : 06 28 32 02 50.
SOS homophobie est une association nationale de soutien aux victimes et de lutte contre l'homophobie.