SOS homophobie se félicite de la confirmation de la condamnation de Christian Vanneste pour homophobie

SOS homophobie, ACT-UP Paris et le SNEG, constitués en partie civile, avaient fait citer le 22 avril 2005 Christian Vanneste, député UMP du Nord, devant le Tribunal correctionnel de Lille pour injures homophobes. Le Tribunal, par un jugement du 24 janvier 2006, a jugé coupable et condamné Christian Vanneste pour injures à raison de l'orientation sexuelle.

Christian Vanneste avait interjeté appel du jugement devant la Cour d'appel de Douai. Aujourd'hui jeudi 25 janvier, la Cour d'appel a rendu son arrêt confirmant la condamnation du député.

Christian Vanneste avait affirmé dans La Voix du Nord le 26 janvier 2005 que "l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité (...)". "(...)S'ils étaient représentants d'un syndicat, je les recevrais volontiers. Mais là ils ne représentent rien, aucun intérêt social. Pour moi leur comportement est un comportement sectaire". L'action en justice concerne ces déclarations.

SOS homophobie se félicite de ce jugement visant à sanctionner des propos homophobes qui doivent être combattus parce qu'ils inspirent et légitiment les agressions verbales et physiques à l'encontre des personnes homosexuelles, ils sont également responsables de la dépréciation de soi qui conduisent de nombreuxSES jeunes lesbiennes, gays, bis, transsexuels à des comportements à risques : suicides et sexualités non protégées. Les propos de Christian Vanneste, au même titre que les propos racistes ou antisémites, sont intolérables dans un Etat de droit où chaque citoyen a droit au respect.

Nicolas Sarkozy a jugé les propos de Christian Vanneste "inadmissibles" et "intolérables" mais continue de les admettre et de les tolérer en refusant d'exclure ce député de l'UMP, comme il s'était engagé à le faire en cas de récidive. Christian Vanneste a pourtant maintenu et réitéré ses propos, sur son blog et dans les médias. Il a même tenté de s'autoamnistier en déposant le 6 juillet 2006 une proposition de loi à l'Assemblée Nationale, appuyée sur des arguments tirés de la Bible, qui aurait légalisé les propos homophobes en les assimilant à une simple "opinion". L'UMP a, de plus, réservé une circonscription à Christian Vanneste pour les prochaines législatives, cautionnant ainsi son discours.

Si l'homophobie semble tolérée en politique, SOS homophobie se félicite qu'elle soit sanctionnée par la Justice de notre pays qui rappelle ainsi que l'insulte et l'appel à la discrimination ne sont pas des opinions.

SOS homophobie
www.sos-homophobie.org
Ligne d'écoute anonyme : 0810 108 135 ou 01 48 06 42 41
Secrétariat presse : 06.28.32.02.50 /