SOS homophobie souhaite la confirmation en appel de la condamnation de Christian Vanneste

SOS homophobie, ACT-UP Paris et le SNEG, constitués en partie civile, ont fait citer le 22 avril 2005 Christian Vanneste, député UMP du Nord, devant le Tribunal correctionnel de Lille pour injures homophobes. Le Tribunal, par un jugement du 24 janvier 2006, a jugé coupable et condamné Christian Vanneste pour injures à raison de l'orientation sexuelle.

Mardi 12 décembre a lieu à la Cour d'appel de Douai l'audience relative à l'appel interjeté par Christian Vanneste contre le jugement qui l'a condamné.

Christian Vanneste a affirmé dans La Voix du Nord le 26 janvier 2005 que "l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité (...)". "(...) S'ils étaient représentants d'un syndicat, je les recevrais volontiers. Mais là ils ne représentent rien, aucun intérêt social. Pour moi leur comportement est un comportement sectaire". L'action en justice concerne ces déclarations.

Nicolas Sarkozy a jugé ces propos "inadmissibles" et "intolérables" mais continue de les admettre et de les tolérer en refusant d'exclure Christian Vanneste de l'UMP, comme il s'était engagé à le faire en cas de récidive. Christian Vanneste a pourtant maintenu et réitéré ses propos, sur son blog et dans les médias. Il a même tenté de s'autoamnistier en déposant le 6 juillet une proposition de loi à l'Assemblée Nationale, appuyée sur des arguments tirés de la Bible, qui aurait légalisé les propos homophobes en les assimilant à une simple "opinion". L'UMP a, de plus, réservé une circonscription à Christian Vanneste pour les prochaines législatives, cautionnant ainsi son discours.

Si l'intolérable est toléré au sein de l'UMP, nous souhaitons que la justice confirme son premier jugement en condamnant Christian Vanneste pour les propos discriminants et injurieux qu'il a tenus.

Ces discours doivent être combattus parce qu'ils inspirent et légitiment les agressions verbales et physiques à l'encontre des personnes homosexuelles, ils sont également responsables de la dépréciation de soi qui conduisent de nombreuxSES jeunes lesbiennes, gays, bis, transsexuels à des comportements à risques : suicides et sexualités non protégées. Les propos de Christian Vanneste, au même titre que les propos racistes ou antisémites, sont intolérables dans un Etat de droit où chaque citoyen a droit au respect.

SOS homophobie
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