Trois millions d’homosexuel/les sont consternés

Dans un arrêt rendu ce jour, la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Douai qui a condamné M. Christian Vanneste pour injure homophobe. La Cour de cassation paraît ainsi valider des propos qui portent atteinte à la dignité des homosexuel/les présenté/es par M. Christian Vanneste comme inférieurs moralement aux hétérosexuel/les et dangereux pour la survie de l’humanité.

A l'heure où des personnalités de tout bord s'engagent en faveur du « manifeste pour l'égalité réelle », la décision de la Cour de cassation semble relever d'un autre âge.

Le respect du principe fondamental de la liberté d'expression, tel qu'il est défini par l'article 10 de la convention européenne des droit de l'homme, ne saurait en aucune manière justifier une atteinte intolérable à la dignité de la personne des homosexuel/les. Ces derniers apparaissent une fois de plus comme une catégorie de « sous hommes » que l'on pourrait injurier à loisir. L'histoire se serait elle alors qu'un éternel recommencement faisant revivre les pires heures, celles qui précisément considéraient qu'il y avait la race et les sous races

Nous ne pouvons que déplorer l’analyse de la Cour de cassation, qui ne paraît pas conforme à l’esprit de la loi du 30 décembre 2004 permettant la poursuite des injures homophobes.

Ce dernier texte demeure la référence incontestable et permettra tôt ou tard aux 3 millions de français homosexuel/les d’être reconnus pour ce qu’ils doivent être : des citoyens à part entière.

SOS homophobie va prendre contact avec les autres associations de lutte contre les discriminations – car toutes sont concernées par cet décision – afin de définir une position et des actions communes.