Urgence écologie (Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant et Mouvement des progressistes)

Réponses de la liste Urgence écologie (Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant et Mouvement des progressistes).
Tête de liste : Dominique Bourg

En préambule à la réponse à votre questionnaire, la liste Urgence Ecologie rappelle que, contrairement aux listes de partis traditionnels, elle ne prétend pas détenir les solutions sur tous les sujets. Son projet « Fondations » centré sur l’urgence écologique, climatique et la défense du vivant se construit sur une plateforme participative. Elle invite les citoyens à enrichir son projet en contribuant sur la page Facebook « le Forum des Terriens »

C’est avec plaisir que nous répondons à votre interpellation. En effet, les élections européennes interviennent dans un moment où un certain nombre de forces politiques, qui gagnent en audience à l’échelle européenne comme nationale, menacent et remettent en cause les principes inscrits dans la Charte des droits fondamentaux. Nous considérons d’ailleurs qu’il n’y a aucun hasard à ce que ces forces revendiquent en même temps des idées xénophobes, homophobes, nationalistes, sexistes, et climatosceptiques. Il y a à nos yeux un lien évident entre les principes d’universalité des droits humains et d’émancipation de la personne humaine, et les enjeux écologiques qui appellent une réaction solidaire de l’humanité pour préserver nos conditions de vie sur Terre.

Êtes-vous favorable à l’établissement d’une politique européenne pour mettre fin aux discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ?

Oui, l’Europe que nous voulons reconstruire donne la priorité à l’humain, à son bien-être, à son épanouissement dans toute la diversité qu’il représente. L’Union Européenne a défini le socle de ses principes dont fait intégralement partie la lutte contre toutes les discriminations (Charte des droits fondamentaux de 2000). Il reste à ce que les principes correspondent à des politiques concrètes. A l’évidence il devra s’agir d’une compétence partagée entre les institutions européennes et les États membres.

Que ferez-vous pour vous assurer que la résolution du 14 février 2019 sur les droits des personnes intersexes portant notamment sur la fin des mutilations génitales des nouveau-nés intersexes soit respectée ?

La résolution du Parlement Européen adoptée à Strasbourg le 14 février dernier constitue une avancée importante. Nous devons nous inspirer de ce qui a été fait dans certains Etats (le Portugal par exemple qui a rejoint en 2018 le liste des pays ayant adopté des lois en matière de droits des personnes trans et intersexes) afin de généraliser à l’ensemble de l’Union cette interdiction de mutilations génitales sur les enfants.

Souhaitez-vous que la France fasse encore partie des 8 derniers pays de l’Union européenne à réserver la PMA aux couples hétérosexuels ?

Nous sommes favorables à l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules comme cela existe dans les pays les plus avancés de l’Union européenne (Suède, Irlande, Finlande, Danemark, Royaume-Uni, Portugal, Espagne).

Agirez-vous pour que tous les pays de l’Union européenne facilitent le changement d’état civil des personnes trans et mettent fin à leur stérilisation forcée ?

Oui, cela nous semble cohérent avec le fait que les candidats de la liste Urgence Ecologie refusent la société d’hyperconsommation et souhaitent tout mettre en œuvre pour faire émerger une société du bien-être humain. Chacun doit se sentir bien dans son regard sur lui-même et sa relation aux autres.

Vous opposerez-vous aux expulsions de personnes LGBTI+ migrantes en danger dans leur pays d’origine et/ou sans un accès aux soins adéquats ?

Oui, totalement. L’Europe s’est peu à peu éloignée de ses idéaux en privilégiant une Europe fondée sur le marché et les valeurs de l’argent. Nous voulons une Europe de la solidarité et de l’accueil pour ceux qui ont traversé les pires épreuves. Nous proposons la délivrance d’un permis de travail pour TOUS les demandeurs d’asile, sans aucune discrimination ethnique, religieuse ou sexuelle et la mise en œuvre d’un programme humanitaire « SOS Méditerranée » visant à ce que plus AUCUN réfugié ne meure naufragé en mer ou en montage. Aucun être humain ne doit, en effet, se voir expulser ou refuser un accueil qui le préserve d’un danger dans son pays d’origine. Les menaces pesant sur la vie des personnes LGBT+ dans un certain nombre de pays doivent assurément conduire à leur protection. 

Quelles sont vos propositions pour faire reculer les LGBTphobies à l’échelle de l’Union européenne ?

Si l’Europe s’est construite sur un espoir de paix, elle doit aussi reposer sur un socle de valeurs. Parmi celles-ci figure la lutte contre toutes les discriminations. Dans la mesure où les LGBTphobies sont attentatoires aux droits fondamentaux, les Etats Européens doivent avoir des politiques convergentes et volontaires en matière de lutte contre les LGBTphobies. Il serait d’ailleurs souhaitable que les associations militantes puissent interpeller l’Union Européenne sur les manquements observés dans certains Etats concernant les droits des personnes LGBT+.

La haine se nourrissant de l’ignorance, des politiques de sensibilisation des différents publics, et en particulier des enfants dès le plus jeune âge, sont à mener à l’échelle européenne. La mise en place de tels programmes pourrait être éligible à des financements européens et portés par des associations ayant conviction et savoir-faire en matière de lutte contre les LGBTphobies.

Quelles sont vos propositions pour valoriser la diversité des couples et des modèles familiaux dans l’Union européenne ?

Notre philosophie est celle d’appartenir à une communauté de terrien.ne.s par-delà nos mille et une différences d’apparences, d’idées et de modes de vie et de vouloir un monde convivial, où la fraternité aura remplacé l’égoïsme. La diversité des couples et des modèles familiaux concoure à cette richesse.

Nous vivons encore en Europe, à des niveaux plus ou moins marqués, dans une société hétéronormée et patriarcale. En conséquence tout ce qui pourra assurer une meilleure visibilité de cette diversité de modèles dans l’espace politique, public et médiatique fera tomber les préjugés et progresser la société.

Pour finir, notre méthode est celle d’annoncer clairement nos combats mais de ne pas prétendre avoir toutes les solutions. Pour nous l’urgence écologique est aussi une urgence démocratique et nous proposons la création d’une COP25 citoyenne et territoriale pour organiser la mobilisation de la société civile, l’activation systématique des moyens d’action des citoyens, la création d’une « Shadow Commission » composée de représentants de la société civile pour évaluer en continue l’action de l’Union Européenne.

Nos Député.e.s s’engagent à mener au Parlement Européen une guérilla parlementaire : veille, dénonciation, propositions et lutte systématique contre les politiques destructrices en lien avec les ONG, les associations, les citoyens afin de construire un nouveau rapport de force et reprendre un pouvoir qui a trop longtemps été confisqué.