Dossier de presse

SOS homophobie lance #LibreDe, sa nouvelle campagne de communication à l'occasion des élections législatives 2017 !

Au lendemain d’une élection présidentielle marquée par le très faible traitement des questions LGBTI dans les débats, SOS homophobie souhaite sensibiliser l’opinion publique et les candidat-e-s aux élections législatives à l’importance de la lutte contre les LGBTIphobies.

Notre campagne s’articule autour de quatre visuels reprenant chacun le L, le G, le B et le T de l’acronyme « LGBT ». Elle se fonde sur des situations vécues par des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s, trans (LGBT) et met en lumière les revendications de SOS homophobie.

Cette campagne sera relayée sur les réseaux sociaux (GIF...), sur le site internet (sos-homophobie.org/lacampagne2017), déclinée sous forme d’affiches et de cartes postales qui seront distribuées au cours des marches des fiertés et des événements auxquels SOS homophobie participera dans les prochains mois.

Elle complète la Charte d’engagement moral contre les LGBTIphobies déjà adressée aux candidat-e-s à la présidentielle (signée par le Président Emmanuel Macron), et actuellement diffusée aux candidat-e-s aux élections législatives, disponible sur un site dédié ici.

La campagne de communication

Un premier visuel illustre un couple de femmes qui souhaite fonder une famille. Des milliers de couples de femmes et de femmes seules souhaiteraient recourir aux techniques de PMA en France. Aujourd’hui, ces femmes doivent se rendre à l’étranger, ce qui implique des risques sanitaires et des complications professionnelles et juridiques.

Consultez notre brochure sur les difficultés d’une PMA à l’étranger

60% des Français sont favorables à la PMA pour toutes les femmes

Sondage IFOP, septembre 2016


Un deuxième visuel illustre l’homophobie persistante chez les jeunes. En effet, certaines réactions lors du coming out de jeunes gays, bi-e-s, trans sont encore d’une extrême violence. L’homophobie et la transphobie en milieu scolaire restent des problèmes qui ont des conséquences graves.

Consultez notre site d’information pour les jeunes lesbiennes, gays, bi-e-s, et trans’

Jusqu’à 7 fois plus de risques de tentative de suicide chez les jeunes LGBT+

Source : Comité national de la santé mentale


Le troisième visuel illustre l’isolement que peuvent vivre les personnes bi-e-s, au sein de la société et des milieux LGBT+.

Les personnes bi-e-s s’exposent encore aujourd’hui à des préjugés quand elles évoquent leur vie sentimentale ou leurs désirs.

Trop souvent, la société refuse de voir les bi-e-s et les invisibilise.

Consultez l’enquête nationale sur la bisexualité avec Act-Up Paris, le Mag et Bi’cause

86% des personnes bi-e-s se sentent rejetées ou ignorées

Source : Rapport annuel 2017 de SOS homophobie


Un quatrième visuel illustre les personnes qui ne se retrouvent pas dans les normes qui dominent la société en 2017. Il est important de respecter l’identité de chacun-e, notamment son identité de genre. Les personnes non-binaires ne souhaitent pas être réduites à l’appartenance à un genre. En 2017, il devrait être possible de vivre son identité de genre librement, sans être victime de stigmatisation, de rejet, de haine.

2 fois plus de témoignages de personnes trans enregistrés en 2017

Source : Rapport annuel 2017 de SOS homophobie


#LibreDe

« On est parti du constat qu’en 2017, l’homophobie et la transphobie empêchent les LGBTI d’aimer et de vivre librement. Aussi, quatre ans après le mariage pour tous et toutes, il reste de nombreux chantiers pour les LGBTI. Samuel Kirszenbaum, grand photographe de presse, nous fait l’honneur de photographier les militants et les militantes de SOS homophobie dans des situations qui illustrent leur vie quotidienne et leurs préoccupations. »

(Joël Deumier, président de SOS homophobie)

Cette campagne vise à rendre les sujets LGBTI plus visibles. Il est important de donner de la visibilité à des modèles LGBT et à des préoccupations de la vie quotidienne des LGBT. Représenter des lesbiennes, des gays, des personnes trans’ et bies, c’est porter le combat en faveur de l’inclusion des LGBTI dans la société

SOS homophobie a proposé aux candidat-e-s de signer une Charte d’engagement sur les personnes LGBTI. La campagne de communication renvoie à cette Charte. Grâce à cette campagne visuelle et la Charte, SOS homophobie souhaite susciter des débats locaux et régionaux sur les questions LGBTI. Les élections législatives sont un rendez-vous de proximité. Il est important que les sujets LGBTI soient abordés sur l’ensemble du territoire.  SOS homophobie dispose d’une vingtaine de délégations territoriales pour relayer la campagne et animer des débats, en proximité avec les membres et les citoyen-n-e-s.

« Nos revendications sont majoritaires dans l’opinion. Environ 60% des Français sont favorables à la PMA pour toutes les femmes [Sondage IFOP, septembre 2016]. Avec cette campagne, nous souhaitons rendre visibles, illustrer concrètement nos revendications.  Combien de couples de femmes veulent fonder une famille et ne le peuvent pas ? Combien de personnes trans sont empêché-e-s au quotidien de vivre librement à cause de regards, d’insultes, de stigmatisations ? Combien de jeunes sont empêchés de grandir librement à cause de l’homophobie et de la transphobie ? »

(Véronique Godet, Vice-présidente de SOS homophobie)

Le hashtag #LibreDe accompagne la campagne de SOS homophobie. Comme Nathanaël, Hélène, Maritza, Olivier, Marceau, chacun-e pourra se prendre en photo et exprimer sa revendication en tant que gay, lesbienne, bi-e, trans, intersexe.

« Nous voulons sensibiliser le grand public et interpeller les candidat-e-s aux législatives. J’appelle toutes celles et ceux qui aiment cette campagne à se prendre en photo et à la poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LibreDe »

(Manon Walquan, responsable des Relations Institutionnelles, SOS homophobie)

Qui a réalisé la campagne ?

La campagne met en scène des bénévoles de SOS homophobie dans des situations du quotidien. Samuel Kirszenbaum, célèbre photographe de presse travaillant notamment pour le journal Libération, et Emilie Creuilleunet, communicante, ont joué un rôle déterminant de création, de conception, de conseil et de mise en œuvre du projet. Les photographies de Samuel Kirszenbaum illustrent avec pudeur et justesse les luttes qui persistent au quotidien pour les LGBTI en France.

Loin du pathos et de la stigmatisation, cette campagne entend montrer la réalité de personnes qui réclament seulement les mêmes droits et libertés que le reste de la société, et refusent d’être niées dans leurs identités ou invisibilisées.

Samuel Kirszenbaum a signé l’ensemble des portraits de cette campagne. Il y a apporté sa touche personnelle et sa sensibilité. Emilie Creuillenet a imaginé, conçu et réalisé le projet aux côtés des équipes de SOS homophobie.

Consultante en communication pour l’Agence Parties Prenantes, elle a réalisé ce projet à titre bénévole, avec le soutien logistique et moral des dirigeants de la société, Sophie Pô et Hervé Brasselet.

« SOS homophobie est venu me chercher parce qu’ils ont eu connaissance de deux campagnes d’intérêt général sur lesquelles j’ai travaillé chez Parties Prenantes : la campagne en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps et celle contre le harcèlement sexiste dans les transports en commun, qui ont toutes les deux reçues beaucoup de prix et ont eu un fort impact. Cet engagement bénévole, c’est la continuité de mon engagement en tant que communicante responsable, c’était une évidence. Réussir à travailler sans budget c’est plus compliqué... heureusement l’énergie des bénévoles est sans limite, et nous avons réussi à nous entourer de véritables talents, incroyablement généreux et créatifs ».

(Emilie Creuillenet, Communicante chez Parties Prenantes)

Conception : Emilie Creuillenet

Rédaction : Arthur Nancel

Graphisme : Pauline Hardy et Stéphanie Blanchet

Photographie : Samuel Kirszenbaum

Maquillage : Anthony Watson

Contact presse : Joël Deumier (Président)  06.28.32.02.50 ou