Présidentielle 2012 : réponses de Nathalie Arthaud au questionnaire de SOS homophobie

SOS homophobie a fait parvenir à tou-te-s les candidats à l'élection présidentielle 2012 un questionnaire comportant 12 questions. Les réponses ci-dessous sont indiquées en l'état. Vous pouvez télécharger la réponse complète de Nathalie Arthaud en bas de la page.


Madame,

J'ai bien reçu votre questionnaire. Comme vous le savez, je me présente sur un programme destiné à défendre les intérêts des travailleuses et travailleurs, quelle que soit leur inclination sexuelle.

Mais lorsque je dis qu'il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous, qu'il faut augmenter les salaires et les indexer sur les prix et imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les banques et les grandes entreprises, je pense que beaucoup d'adhérents à votre association peuvent être concernés.

Je n'ai donc pas un programme particulier pour chaque catégorie de la population, d'autant que comme tous les candidats sauf un je ne serais pas élue.

Par contre je suis bien sûr consciente des discriminations dont vous faites l'objet. C'est pourquoi je vais répondre à quelques-unes de vos questions, même si je n'ai pas un avis sur toutes.

  • Bien qu'étant favorable à l'union libre, je suis pour que les homosexuels aient le droit de se maier.
  • Je ne suis pas opposée à la parentalité pour les couples de même sexe.
  • Je suis contre que l'orientation sexuelle soit mentionnée dans les critères ouvrant droit au statut de réfugié.
  • Je suis pour lutter contre les propos homophobes et transphobes sur INternet, comme dans les lieux de travail, de vie scolaire et dans la rue. Mais là aussi l'éducation dès l'enfance à l'école et ensuite en secondaire serait nécessaire si nous voulons avancer.
  • Je suis pour que les lesbiennes aient leur santé aussi bien protégée que les gays et les hétérosexuels, mais le problème est que pour toute la population il existe de plus en plus une santé à deux vitesses et que les plus pauvre hésitent à se faire soigner et même à se faire dépister étant donné les remboursements de plus en plus faibles de la sécurité sociale et l'absence de mutuelles pour de nombreuses personnes quelle que soit leur orientation sexuelle.
  • Je suis pour que dans les entreprises, il y ait une sensibilisation aux discriminations dont sont victimes les LGBT au travail, mais quand on voit dans bon nombre d'entreprises comment les patrons ne respectent même pas le code du travail, ou bien n'applique pas les lois d'embauches d'handicapés ou d'égalité des salaires, je doute qu'il faille compter sur les employeurs, ou de façon très marginale, pour en finir avec ces discriminations.
  • Je suis pour la formation initiale des agent-e-s de la fonction publique à une sensibilisation à l'homophobie et à la transphobie... et je dirais aussi au racisme.
  • En ce qui concerne le don du sang, je ne connais pas toutes les contraintes techniques et administratives imposées. Certains homosexuels vivent sans doute cela comme une stigmatisation et nous le comprenons mais il s'explique peut-être par une prévalence du sida dans ce groupe. Dans quelle mesure est-il possible tout à la fois de sécuriser le don du sang et de n'exclure personne au prétexte qu'elle appartient à "une catégorie à risque" ? sans doute s'agit-il aussi d'une question de moyens humains et matériels - donc de financement -, mais il m'est difficile de répondre dans la mesure où je ne suis pas une spécialiste.

Recevez, mes salutations les plus cordiales.

Nathalie ARTHAUD

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