Comment est réalisé le Rapport sur l'homophobie ?

Comme chaque année, le Rapport sur l’homophobie 2012 a été constitué à partir de quatre sources :

  • les témoignages reçus par l’association au cours de l’année 2011 (sur notre ligne d’écoute, par courrier, courriel ou lors de certains événements auxquels participe l’association) ;
  • le travail des différents groupes et commissions de l’association ;
  • le suivi de l’actualité de janvier 2011 à décembre 2011 ;
  • l’analyse de la presse au cours de la même période.

Cette année, deux nouvelles sources de recueil de témoignages enrichissent le Rapport :

  • les entretiens menés par la commission lesbophobie lors d’événements auxquels elle a participé ;
  • l’échange de témoignages sur la thématique « transphobie » au titre du partenariat constitué avec l’association Inter-Trans’.
    • Ce document n’est donc pas le recensement exhaustif de toutes les manifestations homophobes, lesbophobes ou transphobes survenues en 2011, mais bien une vision de l’homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie à travers les outils de l’association et son vécu de terrain. Les statistiques communiquées dans ce rapport sont uniquement établies à partir des témoignages et demandes de soutien reçus par notre association. On sait qu’aujourd’hui encore, de nombreuses victimes ne témoignent pas et passent sous silence les violences dont elles peuvent faire l’objet, les entretiens menés par la commission lesbophobie l’ont d’ailleurs nettement confirmé.

      Pour cette édition, SOS homophobie a souhaité accorder de nouveau la parole à des personnes physiques ou morales extérieures à l’association, sensibilisées à la problématique des LGBTphobies. La parole est ainsi donnée à des chercheurs, des professionnels entrés en contact avec l’homophobie, des personnalités qui apportent des éléments d’analyse ou encore à des associations qui offrent un regard croisé sur ces problématiques. Ces participations extérieuress ont l’objet d’encadrés intitulés « La parole à... ».

      La combinaison des sources nous a permis d’alimenter dix-neuf rubriques, en plus du suivi de la presse :

      • seize étudient les contextes dans lesquels se manifestent l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie : commerces et services, famille-entourage proche, Internet, justice, lieux publics, mal de vivre, médias-communication, milieu scolaire - enseignement supérieur, police et gendarmerie, politique, religions, santé-médecine, sport , travail, voisinage et international ;
      • trois sont des analyses transversales : agressions physiques, lesbophobie et transphobie. Les témoignages concernant ces situations sont analysés également dans les contextes précisés ci-dessus.

      Ce rapport est entièrement rédigé par les bénévoles adhérent-e-s de l’association : les différences de style en font également la richesse.

      Enfin, les prénoms utilisés dans ce rapport sont fictifs afin de préserver l’anonymat des victimes. Ils servent à faciliter la lecture des témoignages.