Quelques témoignages reçus par SOS homophobie

SOS homophobie reçoit chaque année plus de 1200 témoignages, que ce soit par sa ligne d'écoute anonyme ou directement sur son site web.
Afin de mettre en avant des cas d'homophobie, voici quelques témoignages reçus par l'association. Comme dans notre rapport annuel, ces témoignages sont anonymisés, les prénoms sont fictifs.

Caroline qui entend ses amis dirent « De toute façon, les lesbiennes, c’est des filles qui n’ont pas su jouir avec les hommes. »

Caroline fait part de propos lesbophobes tenus par ses amis, qui ignorent son orientation sexuelle : « De toute façon, les lesbiennes, c’est des filles qui n’ont pas su jouir avec les hommes. » Elle est
blessée par ces propos et réticente à révéler son homosexualité.

Séverine à qui son psychiatre dit « Vous n’êtes pas une vraie femme, à peine une fille » et « l’homosexualité est un choix ».

Séverine consulte un psychiatre pour des insomnies et crises de panique. Au premier rendez-vous, il tente de lui faire douter de son orientation sexuelle en émettant des jugements de valeur : « L’homosexualité est un choix. »
Après lui avoir demandé si elle mettait des robes et du rouge à lèvres, il conclut ainsi la consultation : «Vous
n’êtes pas une vraie femme, à peine une fille. »

Émilie à qui son CPE dit « Je vais te gaver toi, je vais te gaver ».

Émilie travaille dans l’enseignement. Elle appelle en septembre, très angoissée à l’idée de retourner au travail. Le jour de la rentrée, le conseiller principal d’éducation l’a littéralement attrapée devant des élèves et d’autres enseignants en lui lançant : « Je vais te gaver toi, je vais te gaver. »
Le CPE est très imposant physiquement. Selon Émilie, c’est parce qu’elle n’a jamais voulu rentrer dans le jeu de cet homme séducteur et a toujours refusé de plaisanter avec lui ou de lui faire la bise qu’il se comporte ainsi.

Mauvais accueil au commissariat suite à une agression physique

Jérôme habitant une grande ville du sud de la France appelle SOS homophobie suite à une agression physique grave.

Au départ, une simple voiture mal garée. Jérôme est rapidement pris à partie par un père et sa fille. Les insultes homophobes fusent. La jeune fille finit par lui dire qu'elle le connaît, et qu'elle ferait le nécessaire pour lui « régler son compte ».

Jérôme, ne connaissant pas la jeune fille, pense que ce sont des « paroles en l'air ».

Contraints de déménager

Un couple habitant le Nord de la France appelle SOS homophobie suite à l'agression d'une vingtaine de jeunes, qui ont mis feu à leurs persiennes et jeté des parpaings sur la maison.

Les 2 hommes sont particulièrement exaspérés, et sur les "nerfs". Ils vont déménager, ont prévenu leur propriétaire "car ce n'est plus possible". Sans indiquer le motif du déménagement, la peur de l'incompréhension.

Une violence quotidienne

Chantal, trans, commande un café dans un bar parisien. 
Le patron l’appelle “Monsieur”. Chantal le corrige “non, c’est Madame” mais le patron s’énerve, l’insulte : “Il y en a marre des gens de votre espèce. Il y a des endroits spécialisés pour vous” et finit par la mettre à la porte.
Elle a déposé une main courante.

Les liens du sang

Florent, gay d’une vingtaine d’années, raconte que sa vie est devenue un enfer depuis qu’il a fait son coming out auprès de sa famille à l’âge de 16 ans. Sa mère lui a demandé d’arrêter “ses conneries” lorsqu’elle a découvert la photo de son petit ami.

Les agressions physiques descendent dans la rue

Hervé, gay de 26 ans, s’est fait agresser par un passager dans le bus. Son agresseur l’a d’abord insulté : “Pédophile, assassin, t’es venu avec ta pute, des comme vous j’en bouffe dix par jour.” Il l’a ensuite menacé : “Je vais te tuer.”
L’agresseur, agité et délirant, est sorti du bus en lui ordonnant de descendre pour qu’ils se battent. Il est ensuite remonté dans le bus pour lui décocher une droite avant de s’enfuir.
L’appelant a porté plainte contre X pour violences volontaires.

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