Quelques témoignages reçus par SOS homophobie

SOS homophobie reçoit chaque année plus de 1200 témoignages, que ce soit par sa ligne d'écoute anonyme ou directement sur son site web.
Afin de mettre en avant des cas d'homophobie, voici quelques témoignages reçus par l'association. Comme dans notre rapport annuel, ces témoignages sont anonymisés, les prénoms sont fictifs.

Un jeune trans qui se fait comparer à un macaque.

Dans le RER parisien, un jeune trans FtoM est assis avec sa copine sur ses genoux. Au moment où ils descendent du train, un homme qui était assis juste en face d’eux lance :
« Ça dépasse le stade de la maladie, ça fait peur, et en plus il était velu comme un macaque. »

Un jeune trans FtoM qui se fait comparer à un macaque. La transphobie déshumanise.

Sylvie à qui son voisin dit « Sale trav’, si t’as des couilles, sors de chez toi… »

Dans le centre de la France, Sylvie, 36 ans, rencontre des problèmes de voisinage. Depuis son installation il y a quelques mois, les contacts avec son voisin sont un prétexte pour proférer des insultes : « Sale trav’, si t’as des couilles, sors de chez toi…».

Sylvie à qui son voisin dit « Sale trav’, si t’as des couilles, sors de chez toi… » La transphobie cogne à la porte

Christiane est trans et se fait frapper dans le métro. Résultat : nez et lèvres éclatés.

Christiane, trans, est en parcours de transition. Dans le métro, elle est prise à partie par un jeune homme, qui la frappe violemment au visage. Sous le choc, Christiane tombe. Elle a le nez et les lèvres éclatés. Des témoins de cette agression ont appelé les secours.

Christiane est trans et se fait frapper dans le métro. Résultat : nez et lèvres éclatés. La transphobie défigure.

Marc, 39 ans, bisexuel et policier, qui se fait traiter de « tarlouze » et qui subit les médisances et les insultes au travail.

Marc est un policier de 39 ans, bisexuel, qui subit depuis plusieurs mois une situation intolérable. Un de ses jeunes collègues l’a, pense-t-il, aperçu alors qu’il sortait d’une boîte de nuit gay.

Kevin, 15 ans, est bisexuel, et depuis qu’il s’est ouvert à un de ses amis subit des insultes et des harcèlements.

Dans le Rhône, Kevin, 15 ans, se sent bisexuel. Il s’est ouvert à un de ses amis en lui faisant des avances. Il a suffi d’une mauvaise passe lors d’un match de foot pour que ce camarade divulgue ces révélations au sein du collège. Depuis, Kevin doit subir insultes et harcèlement moral dans son entourage scolaire et se sent marginalisé.

Kevin, 15 ans, est bisexuel, et depuis qu’il s’est ouvert à un de ses amis subit des insultes et des harcèlements. La biphobie existe

Marco, 19 ans, serveur à qui son patron dit « moi, si j’étais ton père, je te brûlerais » et « tu es un gâchis de la société ».

Marco, 19 ans, est serveur dans un restaurant. Son responsable hiérarchique le harcèle depuis cinq mois. Les vexations sont quotidiennes : « Petite pute, tu vas faire ma tapine, tu prendras l’argent pour moi », « tu es un gâchis de la société », « moi, si j’étais ton père, je te brûlerais »…Désormais, son supérieur ne se contente plus de ces propos et pratique des attouchements sexuels. Marco est en arrêt maladie. Italien, il est un peu isolé. Il se sent mal et explique qu’il s’arrache les cheveux sans s’en apercevoir. Il a néanmoins trouvé le courage de porter plainte.

Antoine qui reçoit un coup de batte de baseball à cause de son orientation sexuelle.

Antoine est vendeur dans un grand magasin parisien. Il a eu plusieurs altercations avec un collègue homophobe qui lui avait déjà dit de « le suivre après le travail pour s’expliquer et se battre ». Un soir, en rentrant du travail, Antoine retrouve ce collègue en bas de chez lui avec une batte de baseball. Il le frappe violemment au front. Devant les cris et le sang, l’agresseur prend la fuite. Les voisins ont appelé la police et les pompiers.

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